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Var : le prêtre démasque le "pilleur de tronc"

Des années que cela durait ! Excédé par le pillage à répétition d'un tronc de son église du Pradet, près de Toulon, un curé a récemment planqué dans le confessionnal pour démasquer le coupable. Mission réussie : il s'agissait d'un sans-abri. Interpellé par la police, ce dernier s'en est tiré d'un simple rappel à la loi.
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Radio France
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 ("On avait un trou de près de 3.000 euros par an", assure le curé © MaxPPP)

Les vols se déroulaient toujours à l'heure du déjeuner, lorsque l'église était déserte. "Cela faisait trois que quelqu'un pillait le tronc des cierges" , raconte le père Hubert Blin. A force, "on avait un trou de près de 3.000 euros par an", assure-t-il. N'ayant pas les moyens d'installer un système de vidéosurveillance dans son église, le curé a donc décidé mercredi dernier de planquer dans le confessionnal. "Le seul endroit où je peux voir et où l'on ne peut pas me voir" , explique-t-il.

"Ras-le-bol, je me suis enfermé dans le confessionnal", raconte le curé
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Bingo ! Le voleur se présente comme d'habitude, vers 12h30. Dans sa main, un fil de pêche avec au bout, un morceau de scotch double-face. La même technique utilisée par Bourvil dans le film "Un drôle de paroissien" de Jean-Pierre Mocky en 1963. Le père Hubert Blin sort donc de son confessionnal, tance le voleur et récupère au passage le billet de 5 euros que ce dernier venait de dérober.

Le sans-abri, âgé de 67 ans, repart, mais le curé du Pradet le suit discrètement et contacte la police, qui vient l'interpeller. Le "pilleur de tronc" est relâché un peu plus tard après confiscation de son fil de pêche et un simple rappel à la loi. 

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