Une Américaine et son fils condamnés à 16 et 12 ans de réclusion pour avoir tenté d'assassiner le père français

La cour d'assises a également prononcé une interdiction définitive du territoire français pour la mère et de région parisienne pendant 15 ans pour son fils.

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La cour d'assises de Paris, le 20 avril 2021. (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP)

Une mère et son fils, de nationalité américaine, ont été condamnés, vendredi 13 mai à Paris, à 16 et 12 ans de réclusion criminelle pour avoir tenté d'assassiner le père français de ce dernier, sur fond de "complot" et d'héritage familial. La cour a également prononcé une interdiction définitive du territoire français pour June Hopkins, 60 ans, et de région parisienne pendant 15 ans pour son fils, Brendan Walsh, 30 ans. La cour a reconnu l'altération du discernement du fils, décrit par l'accusation comme étant "sous la coupe" de sa mère.

L'histoire débute en 2010, quand June Hopkins et son fils viennent de reprendre contact avec son père, Grégoire L., qu'ils n'avaient pas vu depuis 15 ans. Cette année-là, l'Américaine souhaite que son fils prenne le nom de son père. Les démarches sont faites. Mais à l'été, une dispute éclate quand Grégoire L. s'aperçoit que sa famille américaine a fouillé ses papiers, notamment ceux concernant la succession de son père. Son fils l'aurait alors aspergé d'allume-barbecue, avant de tenter d'actionner un briquet.

"Un désir absolu de vengeance"

Une première tentative de meurtre qui a été requalifiée en violences volontaires par la cour, "principalement par manque d'éléments matériels", a justifié le président, Christophe Petiteau. En revanche, elle a reconnu June Hopkins et Brendan Walsh coupables de tentatives d'assassinat sur Grégoire L. et sa sœur en 2015, devant leur domicile. Ils avaient été agressés par "les Américains", qui avaient tenté de les étrangler, casques de moto sur la tête.

"Ce que ne savent pas encore les enquêteurs" à l'époque, selon les propos de l'avocat général Olivier Bray lors de ses réquisitions, c'est que June Hopkins et son "bras armé" de fils vivaient depuis trois ans "en vase clos" à Paris, consacrant l'intégralité de leur temps à espionner et harceler Grégoire L., animés d'une "haine farouche, un désir absolu de vengeance". Dans leur cave, les enquêteurs avaient retrouvé des lunettes caméra, des gilets de camouflage, des masques, une scie, une machette et une hache.

De leur côté, les deux accusés ont toujours contesté les faits, se présentant en victimes d'un "complot" du père et de ses proches pour les éliminer. "Pour quelle raison ?", n'a cessé de demander la cour depuis le début du procès lundi, sans obtenir de réponse cohérente.

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