Enquête sur la mort d'Alexandre Junca : une cinquième mise en examen

Il a été mis en examen pour "non dénonciation de crime", à l'issue de sa garde à vue. 

Fouilles aux abords du gave de Pau (Pyrénées-Atlantiques), à la recherche du corps d\'Alexandre Junca, le 20 octobre 2011.
Fouilles aux abords du gave de Pau (Pyrénées-Atlantiques), à la recherche du corps d'Alexandre Junca, le 20 octobre 2011. (MAXPPP)

Il aurait su mais n'aurait rien dit. Un jeune homme de 25 ans a été mis en examen, vendredi 19 avril, dans le cadre de l'enquête sur la mort du jeune Alexandre Junca, en 2011 à Pau. Originaire de cette même ville, il est accusé de "non-dénonciation de crime" et avait été placé en garde à vue mardi. 

"Cet homme évoluant dans le milieu marginal et ayant des antécédents psychiatriques, a été mis en examen vendredi matin pour non-dénonciation de crime et placé sous contrôle judiciaire avec notamment une obligation de soins psychiatriques et une interdiction de séjour à Pau", a indiqué Jean-Christophe Muller, procureur de la République de Pau. Selon lui, cet homme cité par Michaël Baehrel, l'assassin présumé d'Alexandre Junca, "a reconnu avoir été informé par celui-ci peu après le 5 juin 2011 qu'il était responsable de la mort d'Alexandre", alors âgé de 13 ans."Il dit s'être tu par peur des représailles", a déclaré le procureur.

Quatre personnes, toutes écrouées, ont déjà été mises en examen dans cette affaire : Michaël Baehrel, qui a reconnu avoir porté des coups de marteau à la tête de la victime, sa compagne Fatima Ennehjad, 46 ans, un ami, Mike Bonnet, âgé de 26 ans, et le retraité Claude Ducos, 74 ans, soupçonné d'avoir aidé à faire disparaître le corps.