Policiers blessés en Indre-et-Loire : l'agresseur a crié "Allahou Akbar"

Un homme de vingt ans a blessé deux agents à l'arme blanche avant d'être abattu, samedi 20 décembre, dans le commissariat de la ville.

Le commissariat de police de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), en août 2013.
Le commissariat de police de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), en août 2013. ( GOOGLE MAPS / FRANCETV INFO )

Un homme a été abattu après avoir agressé un policier à l'arme blanche dans un commissariat de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire), samedi 20 décembre. L'homme a d'abord attaqué un policier à l'accueil, avant de s'en prendre à deux autres agents. Il a ensuite été "abattu" par "des policiers présents, qui ont fait usage de leur arme administrative", précise le ministère de l'Intérieur.

"J'ai vu un couteau long, j'ai vu un policier par terre et une autre dame, policière, la tête en sang. Je suis resté choqué devant la scène", raconte un témoin de la scène. Le procureur de la République de Tours Jean-Luc Beck précise que les pronostics vitaux des trois policiers blessés ne sont plus engagés, avant de préciser que "tous les éléments de la légitime défense" sont réunis. La police scientifique a été dépêchée sur place, comme l'indique notre confrère de France 2.

La section antiterroriste saisie de l'enquête

"L'enquête s'oriente vers un attentat contre les forces de l'ordre motivé par l'islamisme radical", affirme un proche du dossier. L'agresseur – un Français né en 1994 au Burundi – a crié "Allahou Akbar, du moment où il est entré jusqu'à son dernier souffle". Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve ajoute que l'agresseur tait connu pour des actes de délinquance mais pas pour son implication dans des actes teroristes. Il ne faisait pas l'objet d'un suivi particulier" de la part de la DGSI. En revanche, son frère est connu pour ses positions radicales et a un temps envisagé de partir en Syrie avant de renoncer.

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, ouverte des chefs de tentative d'assassinat et d'association de malfaiteurs, le tout en lien avec une entreprise terroriste. Le Premier ministre Manuel Valls a apporté son soutien aux policiers, dans un tweet.

Pour sa part, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve condamne une "agression brutale", dans un communiqué, avant de saluer le "sang-froid et le professionnalisme" des agents présents.