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Un homme abattu après avoir agressé des policiers dans un commissariat

Un homme a été abattu samedi après avoir agressé trois policiers à l'arme blanche au commissariat de Joué-lès-Tours, en Indre-et-Loire. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve s'est rendu sur place, avec le directeur général de la Police nationale. Le parquet anti-terroriste a été saisi de l'enquête.
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Radio France
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 (Un homme a blessé à l'arme blanche trois policiers au commissariat de Joué-lès-Tours avant d'être abattu  © Maxppp)

Les abords du commissariat de Joué-lès-Tours étaient bouclés samedi après-midi et il y avait du sang sur les marches qui mènent au bâtiment, a pu constater sur place Valentine Skira, de France Bleu Touraine. Vers 14h00, selon des témoins, un homme s'est présenté, peut-être dans le cadre d'une interpellation. Il se serait mis à crier et aurait sorti un couteau d'une trentaine de centimètres de long.

C'est alors qu'il aurait  porté plusieurs coups aux policiers qui l'entouraient, touchant l'un d'eux au niveau du visage, d'après les témoignages. Les collègues des trois policiers  blessés seraient alors venus à leur rescousse, tirant plusieurs fois. ils auraient fini par abattre l'agresseur.

La piste terroriste est évoquée

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a dénoncé dans un communiqué  "une agression brutale " et a salué "le sang froid et le professionnalisme des policiers présents qui ont fait usage de leur arme administrative ". La question est de savoir s'il s'agit de l'oeuvre d'un déséquilibré ou d'un acte délibéré. D'après plusieurs médias, dont l'Agence France Presse et Le Figaro, l'agresseur aurait hurlé "Allah Akbar" ("Dieu est le plus grand" en arabe) avant de s'en prendre à une policière, la blessant au visage.  

La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie de l'enquête, ouverte des chefs de tentative d'assassinat et d'association de malfaiteurs, le tout en lien avec une entreprise terroriste, a précisé une source judiciaire sans évoquer les raisons ni les motivations de l'agresseur. 

"C'était un délinquant qui avait commis des actes de délinquance classiques" (Bernard Cazeneuve)

L’agresseur, qui a été tué par balles par les policiers, était âgé d'une vingtaine d'années. Ce Français né au Burundi en 1994 était connu des services de police pour des faits de droit commun. Selon une source proche de l’enquête, il n'était pas fiché par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Son frère, en revanche, serait connu des services pour ses positions radicales et pour un voyage qu'il aurait envisagé de faire vers la Syrie, avant de finalement renoncer.

Bernard Cazeneuve, qui s'est rendu sur place en fin d’après-midi, s'est exprimé dans la soirée sur les circonstances de cette agression. Il est revenu sur le profil de l'agresseur. "Il semblerait que l'agresseur n'ait pas été pour l'instant identifié en raison de son implication dans des activités à caractère terroriste. Il n'était pas fiché à la DGSI pour ces activités mais c'était un délinquant qui avait commis des actes de délinquance classiques et sa situation n'était pas judiciairisée. Bien-entendu, l'enquête permettra d'en savoir davantage ", a-t-il déclaré.

Réagissant dans un tweet samedi soir, le Premier ministre Manuel Valls a pour sa part apporté son soutien aux policiers de Tours, promettant la "sévérité de l'Etat" pour ceux qui "s'en prennent" à des policiers.

 

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