Un couple de policiers jugés pour avoir escroqué le ministère de la Justice

L'homme et la femme se missionnaient mutuellement dans des missions de traduction pour un montant estimé à plus de 100 000 euros.
Article rédigé par franceinfo
Radio France
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Police (photo d'illustration). (NATHALIE COL / RADIO FRANCE)

L’affaire est peu banale : un couple de policiers est face à la justice mardi 18 juin pour une affaire d'escroquerie  La victime n'est autre que le ministère de la Justice. Leur petit manège est passé inaperçu, jusqu'à une première alerte en 2022.

La policière de 40 ans, gardienne de la paix en poste à la brigade centrale des chemins de fers, est alors soupçonnée d'avoir rédigé une fausse attestation pour une mission d'interprétariat, afin de traduire des échanges entre les forces de l'ordre et le public étranger. Or, l'interprète en question n'est autre que son propre mari, policier de 46 ans, en poste, lui, en Seine-et-Marne.

La justice se demande alors s'il s'agit d'un acte isolé : les enquêteurs vont, au contraire, découvrir que les deux policiers se missionnaient mutuellement comme interprètes. Ils sont soupçonnés d'avoir d'abord effectué des réquisitions, puis de fausses attestations adressées au ministère de la Justice via un logiciel informatique dédié.

Les enquêteurs ont dénombré 171 réquisitions pour elle, 210 pour lui, soit près de 400 fausses attestations pour une facture de près de 100 000 euros, versés comme frais de justice par la cour d'appel de Paris. En attendant le procès, le couple de policiers a vu la justice lui saisir un appartement au Cap d'Agde, dans l'Hérault, et a dû pointer toutes les deux semaines au commissariat.

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