Un couple de femmes agressé dans un bus londonien pour avoir refusé de s'embrasser

Les agresseurs ont exigé que les deux jeunes femmes s'embrassent devant eux, a raconté l'une des victimes. La police londonienne a annoncé avoir procédé à cinq arrestations samedi.

Melania Geymonat et sa petite amie Chris, dans un bus londonien, le 30 mai 2019.
Melania Geymonat et sa petite amie Chris, dans un bus londonien, le 30 mai 2019. (MELANIA GEYMONAT / FACEBOOK)

Agression lesbophobe à Londres. Jeudi 30 mai, Melania Geymonat et sa petite amie Chris se trouvaient dans un bus de nuit, roulant tôt le matin à Camden, dans le nord-ouest de la capitale britannique, lorsqu'un groupe de jeunes hommes les a prises à partie. "Ils étaient au moins quatre. Ils ont commencé à se comporter comme des hooligans, exigeant que nous nous embrassions pour qu'ils puissent nous regarder, nous insultant et décrivant des positions sexuelles", a raconté la jeune femme sur Facebook, mercredi 5 juin.

"Pour calmer la situation, j'ai essayé de faire des blagues", a poursuivi la jeune femme, et sa petite amie a fait semblant d'être malade, "mais ils ont continué à nous harceler et nous ont jeté des pièces de monnaie". Ensuite, "Chris s'est retrouvée au milieu du bus et ils l'ont frappée", a raconté Melania Geymonat, expliquant avoir elle aussi été agressée. Sur une photo postée sur Facebook, on voit la jeune femme saigner du nez, la chemise couverte de sang, tandis qu'à ses côtés son amie a le visage éclaboussé de sang et semble bouleversée.

Cinq arrestations 

La police londonienne, qui avait lancé un appel à témoins après cette agression, a annoncé samedi, avoir mené cinq arrestations. Il s'agit d'adolescents âgés de 15 à 18 ans. Le commissaire Andy Cox, de Scotland Yard, a qualifié vendredi l'agression d'"attaque répugnante contre deux femmes qui semblent avoir été choisies et ciblées par un groupe de jeunes".

"C'est révoltant. Tout le monde a le droit d'aimer", a commenté sur Twitter le ministre de la Santé britannique, Matt Hancock. Jeremy Corbyn, le chef du Labour, principal parti d'opposition, a qualifié les faits d'"absolument choquants" et le maire de Londres, le travailliste Sadiq Khan, a condamné une "attaque répugnante et misogyne".