Le ministère de l'Intérieur dément un "projet d'attentat" de Mehdi Nemmouche en France

Bernard Cazeneuve l'a affirmé, lundi lors d'une conférence de presse, après les informations publiées par "Libération", qui affirme que Nemmouche souhaitait réaliser une attaque de grande ampleur lors du 14-Juillet.

Bernard Cazeneuve, ministre de l\'Intérieur, le 1er septembre 2014, lors d\'une conférence de presse à Bruxelles (Belgique).
Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur, le 1er septembre 2014, lors d'une conférence de presse à Bruxelles (Belgique). (WIKTOR DABKOWSKI / AFP)

Le ministère de l'Intérieur "n'a jamais eu connaissance d'un projet d'attentat" de Mehdi Nemmouche en France. Bernard Cazeneuve a tenu à organiser une conférence de presse, lundi 8 septembre, pour faire cette mise au point. "Aucun PV ne fait état de projet d'attentat. Les informations de Libération sont de fausses informations", a martelé le ministre après des informations du quotidien faisant étant d'un projet d'attentat le 14-Juillet sur les Champs-Elysées. "Je veux appeler chacun à la responsabilité, a-t-il insisté. Diffuser de fausses informations, c'est une manière de tomber dans le piège que les terroristes nous tendent."

Dans son édition de lundi, Libération affirme s'appuyer sur "plusieurs sources" ayant eu accès aux procès-verbaux d'audition des quatre journalistes qui ont été confrontés à Nemmouche entre juillet et décembre 2013 alors qu'ils étaient otages en Syrie. Le journal affirme que l'auteur présumé de la fusillade meurtrière du Musée juif de Bruxelles rêvait de commettre "une attaque à la Merah". Plus précisément "cinq fois Merah", aurait fanfaronné celui qui se faisait appeler "Abou Omar le cogneur".

Peu avant Bernard Cazeneuve, le parquet de Paris avait aussi démenti enquêter sur un projet d'attentat de Mehdi Nemmouche. "Au stade actuel des investigations, aucun procès-verbal d'audition recueilli dans un cadre judiciaire, ni aucun autre acte d'enquête réalisé à la suite de l'enlèvement et de la séquestration de Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres ne fait état d'un projet d'attentat sur le territoire national, en particulier le jour du 14 juillet à Paris", avait précisé le parquet dans un communiqué.