Enquêtes ouvertes à Marseille et Ajaccio sur un trafic présumé de bébés roms

Jusqu'à quatre nourrissons auraient été vendus dans les deux villes. Les parquets de Marseille et Ajaccio ont ouvert une information judiciaire.

Un nouveau-né dans un lit d\'une maternité, en Allemagne, en août 2011.
Un nouveau-né dans un lit d'une maternité, en Allemagne, en août 2011. (SEAN GALLUP / GETTY IMAGES)

Les parquets de Marseille et Ajaccio ont ouvert une information judiciaire concernant un trafic présumé de bébés roms, d'après la radio RMC, vendredi 30 août. Au moins un bébé aurait été vendu à Marseille (Bouches-du-Rhône), et la police aurait empêché de justesse une seconde vente, selon l'AFP.

Le trafic aurait été découvert lors d'une transaction devant un hôpital marseillais fin juillet : un garçon tout juste né d'une mère rom aurait été vendu à un couple de gens du voyage sédentarisé pour environ 10 000 euros, détaille la radio. La mère de l'enfant aurait eu du mal à se séparer de son nourrisson, alertant le personnel de l'hôpital. Au moins cinq personnes ont été entendues par les enquêteurs marseillais et plusieurs personnes devraient être déférées devant le parquet le 30 août. Elles peuvent être poursuivies pour "trafic d’être humain commis par ascendant ou personne ayant autorité" et risquent 20 ans de prison.

Trois ventes présumées de bébés en Corse

A Ajaccio (Corse-du-Sud), où l'information judiciaire a été ouverte en juin sur des faits remontant au printemps, des femmes enceintes venues de Roumanie auraient accouché sous une fausse identité avant de vendre leur enfant entre 8 et 10 000 euros, a indiqué une source judiciaire. Les enquêteurs n'ont pour l'instant pas précisé qui étaient les acheteurs. Au total, le trafic d'enfants en Corse concernerait trois bébés.