13h15, France 2

VIDEO. 13h15. Jihad : Fatima est tombée entre les mains d'un recruteur français

Fatima a suivi les prêches d'Omar Omsen sur internet avant de quitter Angers le 11 février dernier pour rejoindre le Front Al-Nosra en Syrie. Ce prédicateur français de 40 ans, aujourd'hui mort, aurait été le principal responsable de la filière niçoise. Extrait de "13h15 le dimanche" du 25 octobre.

Comme la plupart des jeunes candidats au jihad, Fatima, à peine majeure, s'est radicalisée sur internet, en écoutant le prêcheur jihadiste Omar Omsen. La jeune fille, qui a quitté Angers le 11 février dernier pour rejoindre le Front Al-Nosra en Syrie, a été séduite par le discours de ce prédicateur français. "C'est la vidéo qu'on a regardée ensemble", dit sa mère devant l'écran d'un ordinateur.

Yasna avait mis sa fille en garde contre cet homme que la jeune fille prenait pour un imam. Omar Omsen, aujourd'hui mort, était le recruteur français pour le compte du Front Al-Nosra en Syrie. Ce Niçois de 40 ans, dont le vrai nom était Omar Diaby, aurait été le principal responsable de la filière niçoise. Il avait quitté la France pour retrouver son organisation et dix-huit jeunes Françaises l'avaient rejoint.

"La radicalisation s'est faite en prison"

Omar Omsen disait en novembre 2014 à la télévision Al-Jazeera ne plus avoir le temps de recruter via Facebook, mais il reconnaissait qu'il incitait les gens à quitter la France et les pays occidentaux pour aller en Syrie. Pour Yasna, partie dans cette région du monde à la recherche de sa fille, le prédicateur connu à Nice pour des faits de petite délinquance et de grande criminalité, faisait "pleurer tous les parents".

Omar Omsen, marié et père de deux enfants, habitait un quarter tranquille. "Il avait une réputation de chef de bande, explique le psychothérapeute Patrick Amoyel de l'association Entre'Autres qui tente de décrypter les mécanismes de radicalisation (vidéo). Il est passé d'un discours communautaire à un discours identitaire, puis jihadiste à la gloire de Dieu. On est à peu près sûr que la radicalisation s'est faite en prison lors de séjours assez courts mais très fréquents."  

( CAPTURE ECRAN / 13H15 / FRANCE 2)