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Sécurité maximale pour la messe de Noël à la cathédrale de Strasbourg

Pour la deuxième année consécutive, les mesures de sécurité seront draconiennes pour assister à la messe de minuit ce samedi soir, à la cathédrale de Strasbourg. État d'urgence oblige, les fidèles devront respecter des consignes de sécurité très strictes.

Article rédigé par
Hajera Mohammad - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
La Cathédrale de Strasbourg. Décembre 2016. (PATRICK HERTZOG / AFP)

L'État d'urgence va une nouvelle fois s'inviter à la messe de minuit dans la cathédrale de Strasbourg, ce 24 décembre. Elle débutera à 23h30 et comme l'an dernier, les fidèles seront soumis à des mesures de sécurité très strictes comme l'indique France Bleu Alsace.

Fouilles à l'entrée pour les fidèles et pour les curés

Tout le monde devra obligatoirement être assis pour y assister. Le nombre de places est donc limité à 1 400 contre près du double en temps normal. L'accès se fera après fouille, par une unique porte sur le côté de l'édifice. Et cette année, c'est une première, même les curés qui célébreront la messe aux côtés de l'archevêque seront soumis à des contrôles. "L'entrée de la sacristie qui se fait grâce aux clés dont nous disposons pourra être conditionnée à la présentation de nos cartes d'identité" explique le Chanoine Bernard Xibaut, chancelier de l'archevêché de Strasbourg.

Un conseil : arriver une demi-heure avant le début de la messe et "surtout, pas de valise, pas de gros sac car cela risque de ralentir les contrôles" précise le religieux.

2.400 lieux de cultes chrétiens sous surveillance

Les lieux de cultes chrétiens sont des cibles privilégiées pour les terroristes. L'attentat dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, il y a cinq mois, l'a prouvé. Il est évidemment  impossible de surveiller les 45 000 églises que compte la France mais des centaines sont tout de même placées sous surveillance.

Des anonymes se recueillent devant l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray après l'assassinat terroriste du Père Jacques Hamel, le 26 juillet 2016. (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

"Jusqu'à présent, il y avait 2 400 lieux de cultes chrétiens surveillés en France dont 1 100 en Ile-de-France mais ça ne veut pas dire qu'il y a des policiers et des gendarmes devant ces églises. Ça veut dire qu'elles font l'objet d'une surveillance particulière" précise Monseigneur Olivier Ribadeau Dumas, porte-parole de la Conférence des Évêques de France.

Ils [les fidèles] doivent être vigilants dans une église comme lorsqu'ils sont dans les transports ou dans un magasin. S'ils repèrent un bagage ou un colis étrange, qu'ils le signalent

Mgr Olivier Ribadeau Dumas

Le porte-parole des évêques de France appelle tous les fidèles à la  vigilance. "Ce qui est important c'est que tous les fidèles soient convaincus que ce sont eux qui doivent assurer cette propre sécurité. Ils doivent être vigilants comme ils le sont quand ils prennent le train, quand ils vont dans un magasin. S'il y a un bagage ou un colis étrange, qu'ils le signalent. Si quelqu'un rôde autour d'une église comme pour faire un repérage, qu'ils le signalent".

La menace terroriste ne doit pas pour autant gâcher l'esprit de Noël. "C'est en allant à la messe et en permettant à tous d'y aller, que nous vaincrons la peur. Nous permettrons ainsi que les églises soient des lieux où on célèbre la vie et le coeur même de Noël, c'est à dire la paix" conclut Mgr Ribadeau Dumas.

"La sécurité est l'affaire de tous" Mgr Olivier Ribadeau Dumas
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