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Saint-Etienne-du-Rouvray : "Malik était adorable, crédule", affirme le père d'un des deux tueurs

Frank Petitjean a adopté et reconnu devant l'état-civil Abdel Malik "alors que celui-ci n'avait que 5 ou 6 mois". Le journal "Sud Ouest" l'a rencontré.

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Des personnes se recueillent devant l'église à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), le 27 juillet 2016. (IAN LANGSDON / EPA)

Il s'est spontanément présenté à la police. Le père adoptif d'Abdel Malik Petitjean, second auteur identifié de l'attaque jihadiste de Saint-Etienne-du-Rouvray, s'est rendu au commissariat de Bordeaux, inique une source policière, vendredi 29 juillet. Aucune charge n'a été retenue à son encontre.

Une perquisition a été menée au domicile bordelais de Franck Petitjean, son ordinateur a été saisi et examiné mais "rien de spécial" n'a été découvert et "aucune mesure coercitive n'a été menée à son encontre", a ajouté la même source.

"Cela fait deux jours que je ne dors plus"

Selon Sud Ouest, qui a révélé l'information sur son site internet, Franck Petitjean a adopté et reconnu devant l'état-civil Abdel Malik "alors que celui-ci n'avait que 5 ou 6 mois". C'est par son frère qu'il a appris que son fils était le terroriste abattu à la sortie de l'église avec Adel Kermiche. Franck Petitjean a assuré à Sud Ouest qu'il n'avait pas vu son fils "depuis un peu plus de trois ans".

"Ça m'a brisé, cela fait deux jours que je ne dors plus", a-t-il ajouté. "J'ai été surpris. Malik était adorable. Crédule. Daech (acronyme arabe de l'organisation terroriste Etat Islamique, ndlr) lui a monté la tête, retourné le cerveau. Je l'ai eu au téléphone au début du mois de juillet, il était avec son cousin à Nancy. Il m'a dit qu'il voulait venir en vacances à Bordeaux au mois d'août", le cite encore Sud Ouest.

"Maintenant j'ai peur pour ma fille, j'ai peur qu'elle se venge car elle était très proche de son frère. Je tire la sonnette d'alarme pour la sortir de là", a ajouté Franck Petitjean. La soeur d'Abdel Malik Petitjean et l'ami de cette dernière, interpellés mercredi, ont été relâchés jeudi soir.  "Ils ont livré des indications intéressantes sur son parcours, mais aucun élément ne montre leur implication dans les faits", selon une source proche de l'enquête.

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