Hollande pense à Chevènement pour diriger la Fondation pour l'islam de France

Lors d'une rencontre avec la presse présidentielle, le chef de l'Etat a évoqué le nom de l'ancien ministre de l'Intérieur pour prendre la tête de cette fondation.

Jean-Pierre Chevènement, lors d\'une conférence à Dijon (Côte-d\'Or), le 4 avril 2016.
Jean-Pierre Chevènement, lors d'une conférence à Dijon (Côte-d'Or), le 4 avril 2016. (MAXPPP)

François Hollande a évoqué de façon informelle, dans la soirée du mardi 2 août, le nom de l'ancien ministre Jean-Pierre Chevènement pour prendre la tête de la Fondation pour l'islam de France, que l'exécutif veut remettre sur les rails.

Lors d'une rencontre avec la presse présidentielle à Paris, le chef de l'Etat a souligné la nécessité pour cette Fondation – créée en 2005, mais paralysée par des dissensions internes – d'exercer un contrôle, notamment, sur le financement de la construction des lieux de culte musulmans.

Chevènement, figure de la laïcité

Le débat sur ce financement a ressurgi avec les attentats, en particulier celui de la semaine dernière contre une église où un prêtre a été tué pendant la messe, à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime).

Cette Fondation des œuvres de l'islam de France, "il faut la conforter, la doter", a ajouté le chef de l'Etat, avant de citer le nom de l'ancien président du Mouvement des citoyens et du Mouvement républicain et citoyen, Jean-Pierre Chevènement, connu pour son attachement à la laïcité, pour prendre la tête de cette instance. Agé de 77 ans, il a notamment été ministre de l'Education nationale (1984-1986) et ministre de la Défense (1988-1991) pendant les septennats de François Mitterrand, puis ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de Lionel Jospin (1997-2000).