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Attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray : l'enquête pour faux et usage de faux classée sans suite

L'enquête n'a pas relevé d'infraction pénale, a appris franceinfo auprès du parquet de Paris vendredi.

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Radio France
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Le père Jacques Hamel, prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen, avait été égorgé dans son église par deux jihadistes le 26 juillet 2016. (IAN LANGSDON / EPA)

L'enquête ouverte début janvier 2018 pour faux et usage de faux concernant une note sur un des terroristes de l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray en 2016 a été classée sans suite. Cette enquête n'a pas relevé d'infraction pénale, a indiqué le parquet de Paris à franceinfo vendredi 18 mai.

Une note postdatée, selon Mediapart

L'enquête avait été ouverte après des révélations de Mediapart. Le site affirmait que le service de renseignement de la préfecture de police de Paris avait rédigé une note, avant l'attentat, sur Adel Kermiche, le tueur du père Hamel. Mais cette note n'était pas parvenue aux services compétents. Selon Mediapart, après l'attaque, "la hiérarchie aurait alors fait postdater des documents pour masquer sa responsabilité".

A la suite de la publication de l'article de Mediapart, le 4 janvier, le préfet de police de Paris avait défendu sa direction du renseignement par le biais d’un communiqué, dès le lendemain, affirmant que la note en question n'évoquait "en aucun cas l’imminence d’un passage à l’acte et encore moins le ciblage d’un lieu précis" et qu'elle n'avait pas été postdatée.

Le 26 juillet 2016, le père Jacques Hamel, prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), avait été égorgé dans son église. L'attentat avait été perpétré par deux jihadistes, Abdel Malik Petitjean et Adel Kermiche, abattus ensuite par la police. L'assassinat avait été revendiqué par le groupe Etat islamique.

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