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Projets d'attaques anti-musulmans : "Nous ne cherchons pas la confrontation", se défend le fondateur du groupe AFO

Mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", Guy Sibra se défend de tout projet d’action violente dans un entretien au Parisien.

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France Télévisions
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Voiture de police devant la maison de Guy S. à Tonnay-Charente, le 25 juin 2018. (XAVIER LEOTY / AFP)

Le réseau d'ultradroite AFO a été démantelé fin juin. Certains de ses membres sont soupçonnés d'avoir voulu attaquer des cibles liées à l'islam. A leur tête, Guy Sibra, un retraité de la police mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Mardi 31 juillet, il se défend de tout projet d’action violente dans un entretien au Parisien.

"L’AFO, ce n’est pas un groupe d’ultradroite.Nous, notre objectif, c’est de rassembler des gens de tous bords et toutes confessions pour des formations pratiques : nous formons nos membres à se défendre via des stages de survivalisme ou de premiers secours, explique-t-il, alors que sa remise en liberté a été confirmée par la chambre de l’instruction jeudi dernier.  Nous nous préparons à nous défendre et à nous entraider dans une démarche humanitaire."

Des armes retrouvées chez certains membres

Pourtant, Trente-six armes à feu et des milliers de munitions avaient été retrouvées lors de perquisitions chez des suspects, y compris des éléments "entrant dans la fabrication d'explosif de type TATP", selon le parquet. "Mais nous ne sommes pas dans la tête des gens pour savoir ce qu’ils préparent réellement ! Les excités du bulbe, avec des délires d’attentat, nous essayons de les virer systématiquement", justifie-t-il.

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