Meurtre de policiers à Magnanville : l'homme arrêté lundi matin mis en examen pour complicité d'assassinats terroristes

Déjà placé en garde à vue dans l'affaire du couple de policiers de Magnanville (Yvelines), tué en juin 2016, un homme de 24 ans a été arrêté et mis en examen lundi. 

Des fleurs devant la photo de Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, assassinés à leur domicile de Magnanville, dans les Yvelines, le 13 juin 2016.
Des fleurs devant la photo de Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, assassinés à leur domicile de Magnanville, dans les Yvelines, le 13 juin 2016. (DOMINIQUE FAGET / AFP)

L'homme de 24 ans arrêté lundi 11 décembre dans le cadre de l'enquête sur le meurtre d'un couple de policiers, en juin 2016, à Magnanville (Yvelines), a été mis en examen dans la soirée pour complicité d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste, a appris franceinfo de source judiciaire. Il s'agit d'un proche du meurtrier, Larossi Abballa. Il a été placé en détention provisoire.

Il est également mis en examen pour complicité de séquestration sans libération volontaire avant le septième jour d'un mineur âgé de moins de 15 ans pour faciliter la préparation d'un crime, en relation avec une entreprise terroriste, et participation à une association de malfaiteurs terroristes en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes d'atteintes aux personnes.

Son ADN retrouvé sur l'ordinateur des victimes

Cet homme a été interpellé dans la matinée, après que son ADN a été retrouvé sur l'ordinateur familial des victimes. Il est connu comme étant radicalisé et avait déjà été entendu dans le cadre de ce même dossier. Les enquêteurs cherchent notamment à savoir s'il est entré directement en contact avec l'ordinateur des victimes ou si son ADN a été transporté sur place par le meurtrier.

Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing ont été assassinés chez eux, devant leur enfant, le 13 juin 2016. L'auteur des faits, Larossi Abballa, avait été tué par le Raid. Cette attaque a été revendiquée par le groupe Etat islamique.