Musée-mémorial du terrorisme : le lieu n'est pas encore tranché mais ses représentants jugent "préférable" qu'il soit à Paris

Le lieu du futur musée-mémorial du terrorisme n'est pas encore tranché, mais ce jeudi sur France Inter ses représentants ont jugé "préférable" qu'il soit installé à Paris.

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François Molins, procureur général près la Cour de Cassation, président de l'observatoire d’orientation du groupement d’intérêt public Musée-mémorial du terrorisme (RADIO FRANCE / FRANCE INTER)

La toute première assemblée générale du Musée-mémorial du terrorisme se tient ce jeudi 25 février. Alors que son ouverture est envisagée en 2027, son lieu n'est pas encore tranché, ont assuré sur France Inter, Henry Rousso, historien et président de la mission pré-figurative du futur musée, et François Molins, procureur général près de la Cour de cassation, ancien procureur de Paris et président de l'observatoire du musée.

"On espère régler cette question prochainement"

"Il y a une discussion sur le lieu, autour de Nice notamment, mais c'est un lieu qui se veut national, qui couvre un phénomène national, donc on a estimé que sa place était préférable dans la capitale, à Paris ou dans le Grand Paris", a précisé Henry Rousso. "Ce que je peux dire c'est que la Ville de Paris a manifesté son intérêt et on espère régler cette question prochainement", a-t-il ajouté. "Le plus rapidement possible", a surenchéri François Molins.

Selon l'ancien procureur de Paris, le Musée-mémorial du terrorisme a trois vocations : "d'abord répondre à un devoir de mémoire, ensuite répondre à un devoir d'empathie, explique-t-il. Les victimes sont victimes parce qu'à travers elles, c'est l'État qui est visé. Il faut donc restituer tout cela dans le parcours des gens mais aussi de façon générale dans des pans d'Histoire." Enfin, la troisième dimension, poursuit François Molins, c'est de faire de ce lieu "une raison d'être par rapport à ce qui pourrait advenir. Ça doit être un lieu de pédagogie où on échange, on réfléchit, on réaffirme les valeurs de la société dans laquelle on vit.

On essaie d'en faire un instrument de prévention pour, peut-être, éviter ou diminuer les effets de ce qui peut arriver demain.

François Molins

France Inter

Pour Henry Rousso, "il faut trouver un moyen de parler de l'actualité autant que possible avec le même principe que pour le reste, offrir de la distance". "Il y a un équilibre à trouver entre une émotion légitime, qui permet de mieux comprendre, et la limite qui serait le voyeurisme", prévient l'historien. "L'intérêt, c'est de tirer les choses vers le haut", a ajouté François Molins. "Ce n'est pas la dimension commémorative d'un évènement commis à telle heure, tel jour, à l'instant T, mais c'est quelque chose de beaucoup plus général qui doit transcender l'acte terroriste en lui-même et renvoyer à un phénomène beaucoup plus général qui porte sur plusieurs dizaines d'années.", ajoute-t-il.

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