Le futur "musée-mémorial" du terrorisme sera implanté à Suresnes

Avec "l'immédiate proximité du Mémorial de la France combattante" au Mont-Valérien, dans la banlieue ouest de Paris, l'Élysée souligne que "la symbolique du site répond à la volonté de créer à la fois un lieu de résilience et de résistance".

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Les locaux du futur "musée-mémorial" du terrorisme, en juin 2019, à Suresnes (Hauts-de-Seine). (GOOGLE STREET VIEW)

Le président Emmanuel Macron a choisi la commune de Suresnes (Hauts-de-Seine) pour accueillir le futur "musée-mémorial" du terrorisme, dont la première pierre pourrait être posée en mars 2022, a annoncé l'Élysée, mardi 11 mai. Ce "musée d'histoire et de société inédit et unique dans sa conception" sera installé "à l'immédiate proximité du Mémorial de la France combattante", lieu d'hommage à la résistance.

Le site retenu est celui de l'Institut national supérieur de formation et de recherche pour l'éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés (INSHEA), qui doit prochainement déménager à Saint-Germain-en-Laye, selon la présidence. "La résilience est inscrite dans l'origine de ce bâtiment moderniste construit pour l'enfance en difficulté dans les années 30, détaille l'Élysée. La résistance est inhérente à sa localisation même car le bâtiment est au Mont-Valérien, haut lieu de notre mémoire nationale."

Les noms de toutes les victimes inscrits

La mise en chantier de ce projet inédit en France avait été annoncée par le président Macron en septembre 2018. Le responsable du projet, l'historien Henry Rousso, avait indiqué en mars que l'inauguration était prévue pour 2027.

Le projet français couvrira l'ensemble des victimes et des actes de terrorisme depuis 1974, date de l'attentat du Drugstore Publicis, jusqu'à nos jours. Le musée accordera une place importante aux victimes, aux survivants, aux blessés physiques et psychiques, aux primo-intervenants ainsi qu'aux aidants de première ligne. La partie "mémorial" permettra "l'inscription exhaustive" des noms de toutes les victimes françaises du terrorisme, mortes sur le territoire national et à l'étranger.

"L'équipe municipale a fait de la renaissance de ce lieu remarquable un enjeu de son mandat, afin de redonner vie à ce patrimoine classé aujourd'hui très dégradé et de lui redonner sa mission de transmission des savoirs", a déclaré le maire Guillaume Boudy (LR), dans un communiqué transmis à l'AFP, souhaitant la "rénovation complète" de ce lieu à l'architecture "si originale".

Moins d'une dizaine de musées de ce type dans le monde

Il existe dans le monde moins d'une dizaine de musées-mémoriaux dédiés à des attentats, dont celui d'Oklahoma City (attentat de 1995) ou encore à Oslo (tuerie d'Utoya en 2011) et ceux à New York dédiés aux attaques du 11 septembre 2001.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.