La sœur d'un terroriste du Bataclan condamnée à deux ans de prison ferme pour avoir aidé deux mineures à partir en Syrie

Le tribunal correctionnel a suivi les réquisitions du parquet, et a aménagé la peine sous bracelet électronique.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un dessin de Maya Amimour à la barre, le 10 décembre 2021, aux procès des attentats du 13-Novembre. (BENOIT PEYRUCQ / AFP)

"J'étais aveuglée." La sœur de Samy Amimour, un des trois assaillants du Bataclan le 13 novembre 2015, a été condamnée vendredi 2 décembre à Paris à cinq ans d'emprisonnement dont trois avec sursis pour avoir facilité le départ en Syrie de deux mineures promises à son frère, avant qu'il ne participe aux attentats de Paris et Saint-Denis. Ce dernier était parti en Syrie en septembre 2013, malgré un contrôle judiciaire, combattre dans les rangs du groupe Etat islamique.

Le tribunal correctionnel a suivi les réquisitions du parquet, et a aménagé la peine de deux ans ferme sous bracelet électronique.

La justice estime qu'elle n'est pas radicalisée

Maya Amimour avait payé un billet d'avion pour la Turquie, porte d'entrée vers la Syrie, à une première jeune fille, une adolescente de 16 ans vivant près de Montpellier. Le départ de l'adolescente, début août 2014, avait finalement été empêché par la police et son père.

Quelques mois plus tard, en octobre, la prévenue avait aidé au départ d'une autre mineure âgée de 17 ans, une lycéenne radicalisée de la région parisienne. A son arrivée en Syrie, cette dernière avait épousé Samy Amimour, qui un an plus tard a commis avec deux autres jihadistes un massacre au Bataclan.

La jeune femme de 29 ans, dont le tribunal a estimé qu'elle n'était pas elle-même radicalisée, avait été interpellée et mise en examen en mars 2015 et avait immédiatement reconnu les faits. Elle a dit les "regretter", et a expliqué avoir agi par "peur" de "perdre le lien" avec son aîné parti faire le jihad.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Terrorisme

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.