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Vidéo Thalys : la balle dans le dos prise par Mark Moogalian a évité un massacre

Publié Mis à jour
Durée de la vidéo : 4 min.
"19h le dimanche". Thalys : la balle dans le dos prise par Mark Moogalian a évité un massacre
Article rédigé par
France Télévisions

Mark et Damien sont les deux premiers passagers à s’opposer au projet du terroriste en août 2015 dans le Thalys Amsterdam-Paris. La balle tirée sur le premier alerte trois passagers américains, dont deux militaires, qui parviennent alors à maîtriser l’homme… Extrait du magazine "19h le dimanche" du 28 janvier.

Le 21 août 2015, un terroriste se prépare à commettre un attentat dans le train Thalys reliant Amsterdam à Paris. L'un des premiers à réagir est Mark Moogalian, un Franco-Américain, qui se demandait ce que cet homme pouvait bien faire dans les toilettes avec sa grosse valise… Il se dirige près du sas séparant deux wagons et se retrouve avec un autre passager, Damien, quand l’attaquant sort des sanitaires armé d’une kalachnikov. Tous sont frappés de stupeur, chacun dévisageant les deux autres…

"Je ne comprenais pas… mais ma première pensée était pour Isabelle [sa femme], parce qu’elle était assise juste-là. J’ai fait les calculs [de trajectoire des balles] et pour elle, ça n’allait pas…" témoigne ce professeur d’anglais à HEC dans le magazine "19h le dimanche". La surprise passée, les deux hommes décident d’agir. Damien s’agrippe dans le dos du terroriste et Mark, de face, se jette sur lui : "Honnêtement, c’était un mouvement au ralenti…" Le héros très discret du Thalys parvient à lui arracher son AK-47 : "Je pensais qu’on avait évité le danger et qu’il s’agissait juste de maîtriser le terroriste." Mais l’assaillant sort un revolver de sa poche…

"Sans la détonation, Spencer, Alek et Anthony n’auraient jamais entendu ce qui se passait"

Mark Moogalian fait trois pas : "Et il me tire dans le dos avec un pistolet 9 mm et je tombe. Je me suis dis qu’il allait me mettre une balle dans la tête car il n’avait pas fini le travail. Alors, j’ai fait semblant d’être mort parce que je ne pouvais plus rien faire", raconte-t-il. L’attaquant ramasse la kalachnikov. Isabelle Risacher Moogalian est à trois mètres, cachée entre deux sièges : "Ma première pensée a été de me dire qu’on allait tous mourir. Cela m’a fait comme si mon cœur s’était arrêté." Trois Américains, dont deux militaires, sursautent en entendant le coup de feu. Ils se jettent sur le terroriste qui sort alors un cutter…

Alek, Spencer et Anthony finissent pas maîtriser le terroriste et le ligotent. En dépit de profondes coupures, Spencer, infirmier dans l’armée américaine, rejoint Isabelle au chevet de Mark qui perd beaucoup de sang. Elle témoigne : "Il s’approche et met ses doigts sur la plaie. J’ai vu qu’il savait exactement ce qu’il fallait faire." La balle a percé le poumon gauche : "Il ne me l’a pas dit, mais il pensait que j’allais mourir." L’hémorragie est ralentie, le train arrive à Arras et Mark est évacué vers l’hôpital. "Sans cette fameuse détonation, Spencer, Alek et Anthony n’auraient jamais entendu ce qui se passait. Si Mark n’avait pas reçu cette balle, ils ne seraient pas venus. C’est Mark et Damien qui ont évité une catastrophe totale, un massacre", explique Isabelle Risacher Moogalian.

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