Attaque du Thalys : Ayoub El Khazzani, "un bon garçon travailleur", selon son père

Mohamed El Khazzani se confie au journal britannique "The Telegraph" depuis Algeciras, en Espagne.

Photo non datée du suspect de l\'attaque du Thalys du 21 août 2015, Ayoub El Khazzani.
Photo non datée du suspect de l'attaque du Thalys du 21 août 2015, Ayoub El Khazzani. ( AFP)

Il ne l'a pas vu depuis un an. Le père d'Ayoub El Khazzani, le jeune Marocain qui a fait irruption kalachnikov à la main dans un train Thalys vendredi 21 août, est tombé des nues en apprenant que son fils avait été arrêté. Dans le journal britannique The Telegraph,  il le décrit comme "un bon garçon, très travailleur".

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Son fils "ne parlait jamais politique ; juste de football et de pêche, raconte Mohamed El Khazzani depuis Algeciras (Espagne). Je n'ai aucune idée de ce qui lui est passé par la tête, je ne lui ai pas parlé depuis plus d'un an." 

Un contrat de six mois en France

Ayoub El Khazzani, 26 ans au mois de septembre, est interrogé par les enquêteurs des services anti-terroristes français. Il a affirmé, selon des propos rapportés par son avocate, avoir trouvé la kalachnikov dans une valise cachée dans un jardin public près de la gare de Bruxelles (Belgique), et avoir voulu s'en servir pour détrousser les passagers du Thalys "pour pouvoir se nourrir".

Interrogé sur cette ligne de défense, Mohamed El Khazzani a répondu que c'était "très étrange", avant d'éclater en sanglots, selon le quotidien anglais. La famille El Khazzani vit en Espagne depuis 2007, assure le journal.

Le père, qui a cinq enfants et travaille dans le recyclage des matériaux, a évoqué la possibilité que son fils, venu en France pour un contrat de six mois au sein d'une entreprise française de télécommunications, ait été troublé par la fin prématurée de ce contrat. "Après un mois, on les a jetés. Alors à ce moment, il est en France, pas en Espagne. Qu'est-ce qu'il est censé faire ? Qu'est-ce qu'il est censé manger ?", s'est ému le père auprès du Telegraph. Et de s'emporter : "Ce sont des criminels dans cette entreprise, de traiter les gens comme ça."