Strasbourg : un frère de Chérif Chekatt placé en détention provisoire dans l'attente de son procès pour "menaces de mort"

Il comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Strasbourg, lundi après-midi.

Des policiers du Raid participent aux opérations de recherche de Cherif Checkatt, le 13 décembre 2018, à Strasbourg (Haut-Rhin).
Des policiers du Raid participent aux opérations de recherche de Cherif Checkatt, le 13 décembre 2018, à Strasbourg (Haut-Rhin). (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Il va devoir répondre de ses messages "menaçants" publiés sur Facebook. Malek Chekatt, frère du terroriste Cherif Chekat, a été placé en détention provisoire, dimanche 3 mars, jusqu'à sa comparution pour "menaces de mort en récidive", lundi, devant le tribunal correctionnel de Strasbourg. Selon le parquet, la récidive fait référence à une condamnation, en 2015, "pour des faits de nature similaire mais hors du contexte d'un attentat".

Ce frère de l'auteur de l'attentat contre le marché de Noël de Strasbourg, âgé de 38 ans, avait été interpellé, vendredi. Il avait été placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire, qui avait perquisitionné son domicile. Ses messages postés ce jour-là sur Facebook avaient entraîné la mobilisation de l'ensemble des services de police de la capitale alsacienne, afin de parer un éventuel passage à l'acte.

Une photo montrant cinq armes

"Ce soir, je fais la une de BFM, à 18H30 précise (sic)", avait-il notamment écrit, paraphrasant les menaces proférées par son frère Cherif avant son équipée meurtrière contre le marché de Noël, le 11 décembre. "Tout est planifié. Veni vidi Vinci (sic)", avait ajouté Malek Chekatt.

Il avait ensuite posté d'autres messages pour atténuer la portée de ses menaces, selon Les Dernières Nouvelles d'Alsace, qui ont évoqué "un contexte de fragilité psychologique". Ces messages étaient accompagnés d'une photo montrant cinq armes, dont deux fusils d'assaut, un fusil et deux pistolets, ainsi qu'un gilet pare-balles.

Le soir de l'attaque contre le marché de Noël perpétrée par son frère, Malek Chekatt, connu pour des faits de droit commun, s'était présenté de lui-même à la police judiciaire. Placé en garde à vue, il avait été remis en liberté sans qu'aucune charge ne soit retenue contre lui.