Attaque à Strasbourg : la peine des familles

Le bilan de l'attaque de mardi 11 décembre à Strasbourg (Bas-Rhin) fait état de trois morts et de plusieurs blessés.

France 2

Kamal Naghchband avait 44 ans et était père de trois enfants. Il est le troisième mort de l'attentat de Strasbourg (Bas-Rhin) mardi 11 décembre. Atteint d'une balle dans la tête selon ses proches, il n'a pas survécu à ses blessures. Ce garagiste avait fui l'Afghanistan et les talibans pour s'installer en France et travailler dans l'atelier qu'il avait lui-même créé. Ses voisins, sous le choc, évoquent un homme cordial toujours prêt à rendre service. "C’était vraiment quelqu'un de très aimable, très serviable, Il était toujours là pour nous", confie un voisin.

Cinq blessés graves 

Devant un bar musical, Jérémy Genty a, lui, échappé de peu à la mort. Le percussionniste professionnel de 28 ans s'y produisait avec des amis. Selon son père, il fumait une cigarette devant l'établissement lorsqu'il a été touché par le tireur. Ses jours ne seraient plus en danger et sa famille pourrait venir lui rendre visite dans les prochaines heures. "Il est tombé tout de suite, il a dû perdre conscience très rapidement, donc il ne sait même pas qu'il y a eu des attentats", explique son père, Paul Raoult. Cinq blessés graves sont toujours hospitalisés, dont un dans un état de mort cérébrale

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Un membre des services de secours passe à côté de la scène d'une fusillade à Strasbourg, le 11 décembre 2018.  (ABDESSLAM MIRDASS / AFP)