Françoise Rudetzki, inlassable porte-parole des victimes d'attentats, est morte à 73 ans

Juriste, Françoise Rudetzki avait créé SOS Attentats, première association de défense des victimes d'actes de terrorisme, après avoir été elle-même grièvement blessée lors d'un attentat en 1983.

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Françoise Rudetzki, le 18 février 2011 à Paris. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Elle a usé de sa voix jusqu'au bout. Françoise Rudetzki, qui avait mis sa vie au service des victimes du terrorisme après avoir été elle-même grièvement blessée lors d'un attentat en 1983, est morte dans la nuit du mardi 17 au mercredi 18 mai à Paris, a annoncé sa famille. Elle avait 73 ans.

"Jusqu'au bout, elle aura milité pour la reconnaissance et la prise en charge des victimes d'attentats", a déclaré sa fille Deborah Rudetzki. "Sa voix ne s'éteindra pas", a réagi sur Twitter le garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, exprimant sa "tristesse" face à la disparition d'une femme qui "a fait de ses blessures son plus grand combat en consacrant sa vie aux victimes du terrorisme".

Le président Emmanuel Macron a de son côté salué "une figure tutélaire pour toutes les victimes d’attentats".

A l'origine de nombreuses avancées pour les victimes

Juriste, Françoise Rudetzki avait créé SOS Attentats, première association de défense des victimes d'actes de terrorisme, en décembre 1985, une date qui marquait le début d'une vague d'attentats meurtriers à Paris, liés au conflit au Proche-Orient.

Dès 1986, elle avait obtenu la création du Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme, financé par un petit prélèvement sur chaque contrat d'assurance de biens, une garantie étendue en 1990 à l'ensemble des victimes d'infractions pénales (viols, agressions, braquages).

"Jusqu'à son décès", elle est restée "membre du conseil d'administration" du Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et autres infractions (FGTI), a précisé la famille dans son communiqué.

Elle avait aussi réussi à faire reconnaître aux victimes du terrorisme le statut de victimes civiles de guerre et la possibilité pour les associations de se porter partie civile lors des procès. En 2018, elle avait également défendu la création d'un Centre national de ressources et de résilience (CN2R), destiné à améliorer la prise en charge des victimes d'évènements traumatiques.

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