Fausse alerte attentat à Paris : une enquête ouverte, l'acte malveillant privilégié

Un appel à la police a prévenu samedi après-midi d'une possible prise d'otages dans l'église Saint-Leu, située rue Saint-Denis, dans le 1er arrondissement de la capitale.

Des policiers déployés autour de l\'église Saint-Leu, le 17 septembre 2016 à Paris.
Des policiers déployés autour de l'église Saint-Leu, le 17 septembre 2016 à Paris. (MAXPPP)

Après la fausse alerte attentat qui a provoqué une vaste opération de police en plein cœur de Paris, samedi 17 septembre, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour "dénonciation de crime imaginaire" et "divulgation de fausses informations afin de faire croire à une destruction dangereuse", a indiqué une source judiciaire de l'AFP, dimanche 18 septembre."Les enquêteurs cherchent à déterminer les conditions dans lesquelles cette alerte a été donnée et s'orientent vers une fausse alerte malveillante". Et selon cette même source, les enquêteurs penchent pour la thèse d'un acte malveillant.

Un quartier bouclé, la BRI déployée

D'après le récit fait samedi en fin d'après-midi par le porte-parole du ministère de l'Intérieur, c'est un appel à la police qui a donné l'alerte, à 15h39, samedi, sur une possible prise d'otages en cours à l'église Saint-Leu, située rue Saint-Denis, dans le 1er arrondissement de la capitale, tout près des Halles et du Châtelet, un quartier touristique et commerçant très fréquenté.

Le secteur a ensuite été bouclé par la police et des habitants ont été évacués ou confinés. Et la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) a été mobilisée. Les autorités ont même envoyé un message prévenant d'une "alerte attentat" aux utilisateurs de l'application pour smartphone SAIP (Système d'alerte et d'information aux populations). L'intervention de la BRI a permis de s'assurer qu'il s'agissait d'une "fausse alerte".