Professeur assassiné : Billal Righi, le président de l'ONG Ummah Charity, en garde à vue dans l'Oise

Cet homme avait affiché sur les réseaux sociaux son soutien au père de famille à l'origine des critiques contre Samuel Paty.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des policiers devant le collège du Bois d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), le 19 octobre 2020. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Nouvelle garde à vue dans l'enquête concernant l'assassinat de Samuel Paty. Billal Righi, le président de l'ONG Ummah Charity, basée dans l'Oise, a été placé en garde à vue dans le cadre des perquisitions à la suite de l'attentat islamiste de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), a appris l'AFP lundi 19 octobre auprès du parquet de Senlis.

Billal Righi a été placé en garde à vue "à l'issue d'une perquisition dite 'administrative' autorisée par le juge des libertés et de la détention spécialisé (Paris)", a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Senlis, Jean-Baptiste Bladier, confirmant une information du Figaro.

Le motif est "le refus de l'intéressé de communiquer la clé de déchiffrement de ses ordinateurs et téléphones portables", a précisé le procureur. Billal Righi avait annoncé samedi sur son compte Twitter avoir lancé une cagnotte de soutien au parent d'élève qui avait pris position contre Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie assassiné vendredi pour avoir montré à ses élèves des caricatures de Mahomet. La cagnotte a depuis été supprimée.

Il avait également adressé son "soutien" à ce "frère" au "grand cœur", avant d'annoncer, toujours sur Twitter, avoir "dû supprimer la cagnotte" à la demande de l'association de cet homme "qui craignait des pressions".

D'autres opérations de police à venir

Fondée en 2010 et basée à Creil (Oise), Ummah Charity se présente comme une "organisation humanitaire française de solidarité internationale et de développement qui vise à alléger les souffrances des populations les plus démunies du monde".

Des opérations de police sont menées depuis lundi matin et se poursuivront dans les prochains jours contre "des dizaines d'individus" de la mouvance islamiste, a annoncé le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin. Ces opérations, décidées à la suite du Conseil de défense tenu dimanche, ne ciblent pas des individus "en lien forcément avec l'enquête" sur l'assassinat de Samuel Paty mais visent à "faire passer un message: (...) pas une minute de répit pour les ennemis de la République", a affirmé le ministre sur Europe 1.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.