Marlène Schiappa annonce une "unité de contre-discours républicain" sur les réseaux sociaux

La ministre déléguée à la Citoyenneté veut porter "un discours de contre-propagande" sur les réseaux sociaux et assure que des exemples de ce type d'unité existent à l'étranger.

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La ministre déléguée chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, le 31 août 2020 à Paris. (ARTHUR NICHOLAS ORCHARD / HANS LUCAS / AFP)

La ministre déléguée à la Citoyenneté, Marlène Schiappa, a annoncé la création d'une "unité de contre-discours républicain sur les réseaux sociaux" pour tenter de lutter contre "le cyberislamisme", mis en cause depuis l'assassinat de Samuel Paty. Dans une interview à L'Obs mise en ligne vendredi 23 octobre, la ministre précise que cette unité sera placée "sous l'autorité du comité interministériel à la prévention de la délinquance et de la radicalisation et de la lutte contre les dérives sectaires" présidée par le préfet Christian Gravel.

Une "contre-propagande"

Lundi, l'entourage de Marlène Schiappa avait insisté sur la nécessité pour l'Etat de ne pas être absent du net et d'organiser "un contre-discours" pour répondre aux propos haineux. "On voit se développer des discours d'islamistes sur la toile, de victimisation systématique, sans que personne ne les démente", souligne Marlène Schiappa dans son interview, en ajoutant que le gouvernement veut porter "un discours de contre-propagande". Elle cite en exemple, "la perquisition des locaux de l'association BarakaCity [que le gouvernement souhaite désormais dissoudre]", qui a donné lieu à des commentaires accusant le gouvernement "d'islamophobie".

"Nous sommes dans un État de droit. S'il y a eu une perquisition sous l'autorité du juge, c'est parce qu'il y avait des éléments dans un dossier judiciaire. Nous avons mis plusieurs jours à répondre", par le biais de la porte-parole du ministère de l'Intérieur. "La prochaine fois, il faut que le contre-discours soit prêt, pour défendre nos valeurs. Il y a des exemples en Angleterre, en Allemagne, dont on peut s'inspirer !" ajoute la ministre.

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