L'assassin de Samuel Paty était en contact avec un jihadiste en Syrie

Des échanges ont eu lieu via Instagram avec un jihadiste basé à Idlib en Syrie.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Hommages rendus à Samuel Paty sur la promenade des Anglais à Nice, le 21 octobre 2020 (photo d'illustration). (SEBASTIEN NOGIER / EPA)

Abdoullakh Anzorov, le meurtrier de Samuel Paty était en contact avec un jihadiste en Syrie, a appris franceinfo jeudi 22 octobre de sources concordantes, confirmant une information du Parisien [article payant].

>> Suivez notre direct pour avoir les dernières informations sur l'enquête et les conséquences de l'assassinat de Samuel Paty.


Selon les informations de franceinfo, le Russe tchétchène de 18 ans est entré en contact avec ce jihadiste basé à Idlib via le réseau social Instagram à la mi-septembre. Les enquêteurs cherchent à retracer les étapes de la radicalisation de l’assaillant et d’éventuelles complicités directes dans son projet terroriste.

Selon un de ses amis, mis en examen dans cette affaire pour complicité d’assassinat terroriste, Abdoullakh Anzorov s’était radicalisé "depuis plusieurs mois". En plus de cet ami, six autres personnes dont deux collégiens ont été mises en examenMercredi, le Parquet national antiterroriste a ouvert une information judiciaire pour "complicité d’assassinat terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste", a annoncé le procureur Jean-François Ricard.

L'assaillant avait le statut de réfugié 

Né à Moscou, venu en France à l'âge de six ans, Abdoullakh Anzorov avait obtenu en mars un titre de séjour valable jusqu'en mars 2030. Il avait le statut de réfugié et habitait à Évreux, dans l'Eure. Ses voisins décrivent un jeune homme "discret", "plongé dans la religion" depuis trois ans.

Connu pour des antécédents de droit commun lorsqu'il était mineur, Abdoullakh Anzorov n'a jamais été condamné. Il n'était pas connu des services de renseignement pour radicalisation même si son compte Twitter @Tchetchene_270 avait fait l'objet de plusieurs signalements à la plateforme Pharos.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.