Enseignant décapité dans les Yvelines : la genèse du drame

Le professeur d'histoire-géographie, poignardé et décapité à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) vendredi 16 octobre, était menacé de mort sur les réseaux sociaux. Lors d'un cours sur la liberté d'expression, il a diffusé des caricatures de Mahomet.

Vendredi 16 octobre, un professeur d'histoire-géographie a été tué par un terroriste islamiste à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). L'enseignant se savait menacé de mort sur les réseaux sociaux. Le 5 octobre, lors d'un cours consacré à la liberté d'expression, le professeur utilise des caricatures du prophète Mahomet comme support. Pour ne pas heurter la sensibilité de certains collégiens, il propose à ceux qui le souhaitent de sortir de la salle. Les dessins choquent certains élèves, les faits sont rapportés aux parents. L'un d'entre eux fait part de son indignation sur les réseaux sociaux et porte plainte le 8 octobre. Cet homme est actuellement en garde à vue.

"Il faut être d'une vigilance extrême"

Ces collègues enseignants soutenaient sa démarche pédagogique. Face à l'émoi suscité par cette affaire, des parents ont été reçus par la directrice du collège. Des débats ont été organisés. "Les parents ont été réunis, les conciliations et les discussions ont été faites. Ce drame terrible nous rappelle qu'il faut être d'une vigilance extrême, il faut protéger les enseignants, et là-dessus, il faudra qu'on voit précisément ce qui s'est passé et qu'est ce qui aurait pu mieux se passer peut-être", explique Benoit Teste, secrétaire général FSU.

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La couverture du journal \"Charlie Hebdo\", le 2 septembre 2020. 
La couverture du journal "Charlie Hebdo", le 2 septembre 2020.  (MATHIEU MENARD / HANS LUCAS / AFP)