Enseignant décapité : "Ce sont les valeurs les plus fondamentales de la République qui sont touchées", pour Jean Castex

L'acte commis vendredi 16 octobre est, d'après le Premier Ministre, "imputable au terrorisme islamique".

Le Premier ministre, Jean Castex, en déplacement à Lille (Nord), le 16 octobre 2020. 
Le Premier ministre, Jean Castex, en déplacement à Lille (Nord), le 16 octobre 2020.  (DENIS CHARLET / AFP)

"Ce sont les valeurs les plus fondamentales de la République qui sont touchées" a lancé Jean Castex aux syndicats d'enseignants, lors d'une réunion au ministère de l'Education nationale avec Jean-Michel Blanquer, indique l'entourage du Premier ministre à franceinfo. Vendredi 16 octobre, un enseignant a été décapité à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Il avait, une semaine auparavant, montré une caricature de Mahomet à ses élèves.

Le Premier ministre a confié avoir "une pensée" pour la victime, "Samuel P., qui était professeur depuis vingtaine d'années", ainsi que pour sa famille et ses collègues. Il fait part de sa "totale indignation, de celle du président de la République, de celle du gouvernement, et du pays tout entier."

La promesse d'une réaction très ferme

"Évidemment, au-delà de la personne de Monsieur P., vous avez tous conscience que ce sont les valeurs les plus fondamentales de la République qui sont touchées : après la liberté de la presse, et Charlie Hebdo, la liberté d’enseigner, bref, la République", poursuit le Premier ministre, qui estime que "la laïcité, colonne vertébrale de la République a été, à travers cet acte ignoble, visée."

"Ces agissements barbares, me semblent-ils, compte tenu des éléments dont je dispose, sont des actes qui sont imputables au terrorisme islamique", a ajouté le Premier ministre devant les syndicats d'enseignants.

Jean Castex n'a "pas l'intention de ne pas réagir" après l'assassinat du professeur d'Histoire/Géographie. "Encore une fois, je mesure combien c’est l’État républicain qui, à travers cet acte, est interpellé et se montrera de la plus grande fermeté, au-delà de la solidarité totale qu’il doit à la communauté éducative."