Attentat de Conflans : comment l’assaillant s’est-il radicalisé ?

Abdoulakh Anzorov, meurtrier de Samuel Paty, s’est peu à peu radicalisé à travers les réseaux sociaux. Les enquêteurs continuent d’enquêter sur ses actes et interrogent également plusieurs proches mis en examen.

France 2

L’attaque meurtrière d’Abdoulakh Anzorov, qui a coûté la vie à l’enseignant Samuel Paty, était-elle évitable ? Les enquêteurs ont peu à peu identifié comment l’assaillant s’était radicalisé. Il a notamment échangé pendant un certain temps avec un djihadiste résidant en Syrie, à travers le réseau social Instagram. Certains des tweets du meurtrier avaient également été signalés à la plateforme Pharos, qui a ensuite alerté l’Unité de coordination de la lutte anti-terrorisme (UCLAT) puis la DGSI. Ne fréquentant pas de mosquée surveillée et critiquant uniquement des pays étrangers comme la Chine qu’il décrit comme la "république de la mécréance" en juillet 2020, son dossier est finalement écarté.

Plusieurs personnes mises en examen

Désormais, les enquêteurs tentent de trouver le plus d’informations sur Abdoulakh Anzorov et ses agissements. Selon le journaliste Ignacio Bornacin, en duplex depuis le palais de justice de Paris, sept personnes ont été mises en examen : le parent d’élève s’étant opposé à Samuel Paty, le militant islamise Abdelhakim Sefrioui, les deux proches de l'assaillant l’ayant accompagné acheter ses armes et déposé sur les lieux du crime, un autre ami ainsi que les deux enfants ayant désigné Samuel Paty en échange d’argent. Ses deux derniers sont libres mais placés sous contrôle judiciaire. 

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Un policier devant une banderole d\'hommage à Samuel Paty, à Montpellier, le 21 octobre 2020
Un policier devant une banderole d'hommage à Samuel Paty, à Montpellier, le 21 octobre 2020 (PASCAL GUYOT / AFP)