Assassinat de Samuel Paty : le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui mis en examen se dit "abasourdi, effondré"

"La justice se trompe de cible", estime son avocat, qui préfère garder l'anonymat. 

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.

Le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui a été mis en examen mercredi 21 octobre pour "complicité d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste", a appris franceinfo ce mercredi par le biais de son avocat. Il est "abasourdi, effondré", a indiqué celui qui assure sa défense et qui souhaite garder l'anonymat.

Selon son défenseur, Abdelhakim Sefrioui  "ne s’attendait pas du tout à ce qu’il s’est passé". Il "ignorait tout" du projet terroriste d’Abdoullakh Anzorov qui a assassiné en pleine rue Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine. Il estime qu'il faut surtout "chercher ceux qui ont embrigadé le terroriste, qui l’ont incité à passer à l’acte". Il dénonce une enquête qui "ne s’intéresse qu’aux seconds couteaux, à de simples comparses alors que le danger est ailleurs".

Pas de preuve que la vidéo et l'assassinat soient liés

Adbelhakim Sefrioui est notamment mis en cause pour avoir participé à la mobilisation contre l'enseignant. Il avait également accompagné au collège le père de famille venu se plaindre du comportement du professeur, et il avait également posté une vidéo sur les réseaux sociaux. Selon son avocat, il n'y a pas de preuve, pour l'instant, que cette vidéo ait provoqué le passage à l’acte du terroriste. "Est-ce que Abdoullakh Anzorov a vu cette vidéo ? Cela reste à prouver. Il n’avait sûrement pas besoin de cela pour assassiner", a poursuivi l'avocat. La même ligne de défense a été présentée par le père de l'élève qui avait posté la vidéo.