Assassinat de Samuel Paty : le journal "La Nouvelle République", menacé après la publication d'une caricature de Mahomet, porte plainte

Invité de BFMTV mercredi, le directeur de la rédaction du journal, Christophe Herigault, a évoqué "quatre ou cinq messages, notamment sur Facebook, sans équivoque".

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Le journal régional "La Nouvelle République" (image d'illustration).  (ALAIN JOCARD / AFP)

Il évoque "99,9% de réactions positives", mais aussi une poignée de messages inquiétants. Christophe Herigault, directeur de la rédaction de La Nouvelle République, a annoncé, mercredi 21 octobre sur BFMTV, que le journal portait plainte après des menaces reçues par la rédaction, à la suite de leur publication en une d'une caricature de Mahomet par Charlie HebdoCette annonce vient confirmer une information d'Europe 1.

Le quotidien régional basé à Tours (Indre-et-Loire) a consacré sa une de dimanche à ce dessin intitulé "Mahomet débordé par les intégristes". "Innommable !", a titré le journal qui a ainsi salué la mémoire de Samuel Paty, enseignant d'histoire-géographie assassiné près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) vendredi, pour avoir montré des caricatures de Mahomet en cours. 

"C'était un choix rédactionnel fort" qui "a suscité d'énormes réactions sur les réseaux sociaux", a expliqué auprès de BFMTV Christophe Herigault. Le directeur de la rédaction de La Nouvelle République a fait état de "quatre ou cinq messages, notamment sur Facebook, sans équivoque, ce qui nous a poussés à porter plainte pour le principe". 

"Dire stop à la barbarie"

Selon les informations d'Europe 1, ces messages ont été adressés à l'agence locale de Châteauroux (Indre). Le parquet de Châteauroux a ouvert une enquête, confiée à la police judiciaire de Limoges, précise la radio.

"Cette une et l'édito, c'était dire stop à la barbarie, réaffirmer notre attachement à la liberté d'expression, aux valeurs de la République, à la laïcité", a défendu sur BFMTV Christophe Herigault, toujours "en pleine sidération" après l'attentat près du collège du Bois d'Aulne où enseignait Samuel Paty.

"On est un journal issu de la Résistance, respectueux des croyances et des spiritualités de chacun, a-t-il souligné. Il n'y avait absolument pas de volonté de provocation, mais encore une fois d'accompagner, et de crier notre colère." 

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