Assassinat de Samuel Paty : l'assaillant avait échangé avec un jihadiste

Alors que l'enquête se poursuit après la décapitation de l'enseignant le 16 octobre dernier, le terroriste tchéchène était notamment en contact avec un jihadiste  en Syrie, révèle l'enquête.

L’enquête continue autour d’Abdoulakh Anzorov, le terroriste qui a décapité Samuel Paty vendredi 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines). Mercredi 21 octobre, sept personnes ont été mises en examen pour complicité d'assassinat terroriste : trois amis de l’assaillant, les deux élèves lui ayant désigné Samuel Paty, le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui et le parent d’élève Brahim Chnina. Ce dernier a échangé avec le terroriste avant son passage à l’action. Cependant, selon son avocat Me Nabil El Ouchikli, "les messages échangés ne faisaient pas référence à de la violence".

Un compte Twitter fermé

Mais selon l'enquête, Abdoulakh Anzorov s’est radicalisé notamment à travers les réseaux sociaux. Il était en contact via la messagerie Instagram avec un mystérieux correspondant dans un bastion islamiste en Syrie. Sur Twitter, l’assaillant avait posté ces derniers mois plusieurs messages violents. Des tweets repérés et signalés à Twitter en août et à la plateforme Pharos en juillet et octobre. Des messages qui n’ont pas alerté les services antiterroristes. "Il y a eu un défaut dans l'analyse et ça c'est très problématique", reconnait Hugo Micheron, chercheur à l'École normale supérieur. Quelques jours avant l'attentat, un nouveau compte lui appartenant avait été ouvert avant d'être fermé. Les enquêteurs cherchent à récupérer les données.

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Un policier devant une banderole d\'hommage à Samuel Paty, à Montpellier, le 21 octobre 2020
Un policier devant une banderole d'hommage à Samuel Paty, à Montpellier, le 21 octobre 2020 (PASCAL GUYOT / AFP)