Revivez l'hommage aux victimes des attentats présidé par François Hollande

Depuis l'hôtel des Invalides, lundi, François Hollande préside une cérémonie d'hommage à toutes les victimes du terrorisme en France.

François Hollande dépose une gerbe devant le monument aux victimes du terrorismes, aux Invalides, à Paris, lundi 19 septembre 2016. 
François Hollande dépose une gerbe devant le monument aux victimes du terrorismes, aux Invalides, à Paris, lundi 19 septembre 2016.  (MICHEL EULER / AFP)
Ce qu'il faut savoir

. Attentats : Hollande annonce une réforme du fonds de garantie des victimes, pour une indemnisation "juste et transparente". Attentats : Hollande annonce une réforme du fonds de garantie des victimes, pour une indemnisation "juste et transparente"

Un hommage "global". Pour la secrétaire d'Etat chargée de l'aide aux victimes, Juliette Méadel, "il était aujourd'hui absolument nécessaire de rendre cet hommage qui est un hommage global""Ce discours du président répond à un besoin de reconnaissance des victimes d'attentats terroristes, à un besoin de solidarité (...) nous avons été atteints dans notre chair, dans nos valeurs républicaines. La République doit donc rendre cet hommage et manifester ainsi sa solidarité et son soutien", avait expliqué début septembre Juliette Méadel en annonçant la tenue de cette cérémonie.

Le 19 septembre, une date symbolique. La date du 19 septembre a été retenue en référence à l'attentat du 19 septembre 1989, où un avion DC-10 français de la compagnie UTA effectuant la liaison Brazzaville-Paris avait explosé en vol au-dessus du Niger. L'attentat avait fait 170 victimes, dont 54 Français.

Un plateau spécial sur France 2. Julian Bugier, qui présente l'édition spéciale de France 2, sera accompagné, en plateau, de spécialistes en sécurité intérieure, en politique et en communication médiatique. Parmi eux, notamment, Audrey Goutard, Nathalie Saint-Cricq et Isabelle Veyrat-Masson.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #TERRORISME

21h32 : Victime de l'attentat de Nice, Carolina Mondino n'a pas pu assister à la cérémonie d'hommage aux victimes du terrorisme, ce matin, à Paris. Elle est toujours en rééducation à Antibes. Elle raconte sa souffrance et, devant la caméra, remarche pour la première fois.




(FRANCE 2)

17h22 : "Je suis Mélanie, ma vie a changé le 13 novembre mais elle continue, d'histoires d'amour en vacances amicales." Ce message, comme plein d'autres, a été tweeté, aujourd'hui, avec le hashtag #victimesmaispasseulement, à l'initiative d'une associations de victimes des attentats du 13 novembre, Life for Paris. J'ai interrogé Alexis Lebrun, porte-parole de l'association. Il m'explique, dans cet article, qu'ils ne veulent pas être réduits au statut de "victime".

La cérémonie d'hommage aux victimes françaises des attentats, à l'hôtel des Invalides à Paris, le 19 septembre 2016. 

(MICHEL EULER / AFP)

14h11 : Lors de la cérémonie d'hommage aux victimes, France 2 a retrouvé Ali Charrihi. Sa mère a été la première victime percutée par le camion de l'attentat du 14-juillet à Nice. "Ma mère était une dame de paix. Elle aurait voulu qu'on soit là pour montrer que l'islam c'est pas ça, c'est pas Daech", a-t-il déclaré.




(FRANCE 2)

11h58 : Voici un extrait du début du discours de François Hollande. "Jamais notre pays n'avait été attaqué avec cette ampleur criminelle, avec cette rage destructrice, avec cette cruauté barbare. Voilà pourquoi il était si important que soient entendus les noms, tous les noms", a-t-il martelé.

(FRANCE TELEVISIONS)

11h44 : Pourquoi les victimes de Charlie n'ont pas été mentionnées? C'est choquant.

11h16 : Voici le moment où François Hollande a annoncé une réforme du système d'indemnisation, indiquant que les ressources du Fonds de garantie seraient "revues" et que l'Etat "s'en porterait garant dans la durée".

(FRANCE TELEVISIONS)

11h14 : La cérémonie d'hommage aux victimes du terrorisme est terminée. Plusieurs personnalités réagissent sur Twitter.

11h18 : Alors que François Hollande vient d'annoncer une réforme du système d'indemnisation, plusieurs victimes des attentats dénoncent dans Libération les conditions "totalement opaques" et parfois "vicelardes" d'accès à ce fonds.

11h04 : "Il y a une colère et énormément de chagrin, des difficultés de compréhension (...) La cérémonie a été très simple, sans apparat, nous n'avons jamais été aussi bouleversés."

La sociologue des médias, invitée sur le plateau de France 2, décrypte la cérémonie d'hommage.

11h00 : Le nom du père Jacques Hamel, tué le 26 juillet dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, a été le dernier prononcé lors de cet hommage national à toutes les victimes d'attentats ayant visé des Français depuis la fin de l'année dernière.




(france 2)

10h58 : Avant-dernier hommage : celui des victimes de l'attentat de Nice. Au total, 86 personnes sont mortes alors qu'elles venaient d'assister au feu d'artifice du 14 juillet, sur la promenade des Anglais.

(France 2)

10h57 : Sixième hommage rendu ce matin : celui du couple de policiers tués, le 13 juin, à Magnanville (Yvelines).

(france 2)

10h57 : Le 31 mai, un Français a été tué lors d'une attaque terroriste à Gao (Mali). L'attentat a tué quatre personnes.

(france 2)

10h57 : Le 22 mars, un Français a été tué lors de l'attentat de Bruxelles, qui a fait 32 morts. Son nom a été prononcé tout à l'heure.

(france 2)

10h54 : Une précision : les personnes qui ont égrené les noms des 230 victimes françaises sont toutes des proches de victimes ou des membres d'associations.

10h53 : Après les attentats de Paris et celui de Ouagadougou, les noms des quatre victimes françaises de l'attentat de Grand-Bassam (Côte d'Ivoire), survenu le 13 mars, ont été prononcés tout à l'heure. L'attaque avait fait 19 morts.




(france 2)

10h52 : Le discours de François Hollande est terminé. Le chef de l'Etat serre les mains des proches sur un concert de violons. Il signe également un livre d'or.

10h45 : "Le fonctionnement et les règles du fonds de garantie aux victimes seront réformées (...) Les ressources seront revues en conséquence et l'Etat se portera garant dans la durée."


Le chef de l'Etat annonce une réforme du fonds d'indemnisation des victimes et promet plus de transparence.

10h41 : "A l'horreur du crime barbare, ne peut être ajouté l'accablement de démarches lentes, laborieuses."

François Hollande rappelle les mesures prises par le gouvernement pour répondre aux attentats, comme la cellule interministérielle aux victimes, l'ouverture à Nice d'un centre d'accueil des familles.




(FRANCE 2)

10h38 : Avant de prononcer son discours, François Hollande a déposé une gerbe de fleurs devant la statue-fontaine en bronze signée Nicolas Alquin. Il s'est recueilli en silence. Puis la Marseillaise a été entonnée, et il s'est rendu derrière la tribune.

(FRANCE TELEVISIONS)

10h38 : "Le terrorisme a changé de dimension, il nous a déclaré la guerre. Nous venons de vivre depuis 2012, une série d'attentats perpétrés par le même ennemi, les fanatiques du soi disant Etat islamique ou Al-Qaïda. Ses victimes se comptent par milliers et aux morts s'ajoutent les blessés."

Le chef de l'Etat rappelle les attaques jihadistes perpétrées en France depuis 2012.

10h33 : "C'est vrai que pendant longtemps, le terrorisme était une succession d'événements isolés (...) Pendant trop longtemps, notre code pénal ignorait même le mot de 'terrorisme'. Ses victimes n'étaient pas nommées, pas accompagnées, laissées seules face à leur douleur."

Le président de la République revient sur les demandes des associations de victimes du terrorisme, à plus de reconnaissance et de soutien.




(FRANCE 2)

10h30 : "Avec émotion, vous avez évoqué les êtres chers qui vous ont été arrachés. Ils étaient vos enfants, vos parents, vos frères, vos sœurs, vos conjoints (..) Des innocents qui n'avaient pas de haine, mais que la haine a massacrés."

Le chef de l'Etat prononce maintenant son discours en hommage aux victimes des attentats.

10h28 : Les noms des 130 victimes des attentats du 13 novembre ont été égrenés les premiers, par série de dix. Des roses blanches ont été déposées en hommage pour chacune d'entre elles. On regarde cette séquence.

(france 2)

10h26 : L'énumération des noms se termine sous la pluie, par le nom du père Jacques Hamel, tué lors de l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, le 26 juillet.

10h23 : Après les victimes du 13 novembre, les noms des victimes de l'attentat de Ouagadougou, le 15 janvier, au Mali ont été déclamés.

(france 2)

10h23 : Certains noms de victimes ne sont pas prononcés, à la demande des familles, précise France 2.

10h21 : Françoise Hatterman, David Bonna, Olfa Khalfallah...Le 14 juillet, 86 personnes,"de toutes origines, de toutes confession", ont été tuées sur la promenade des Anglais, à Nice. Leurs noms sont maintenant énumérés.

Le mémorial aux victimes de l'attentat de Nice, le 12 août 2016.

(MAXPP)

10h17 : Hommage désormais à Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, les deux policiers tués à leur domicile de Magnanville, le 13 juin.

10h16 : Le nom d'André Adam, seule victime française des attentats du 22 mars à Bruxelles, est maintenant prononcé. Les noms des victimes de l'attentat à Gao, au Mali, le 1er juin sont ensuite énoncés.

10h16 : Les noms des victimes de l'attentat à Grand-Bassam, en Côte-d'Ivoire, sont maintenant égrenés. Le 13 mars, 19 personnes sont mortes, dont 4 Français.

10h12 : Franceinfo rend hommage aux victimes des attentats du terrorisme en France, en leur donnant un nom et un visage, dans cette infographie.

Un visage et un nom pour les 238 victimes du terrorisme en France depuis Charlie hebdo.

(FRANCEINFO)

10h10 : Le nom des 230 victimes des attentats, depuis le 19 septembre 2015 sont maintenant prononcés. On commence par les victimes du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, et du 15 janvier à Ouagadougou. Une rose est déposée pour chaque victime, au pied d'une stèle.



(FRANCE 2)

09h59 : "Chaque victime est une expérience unique, chaque histoire se vaut, et l'indemnisation ne règle pas tout. Nous n'avons pas la prétention de prendre en charge toutes les souffrances, toutes les demandes."

Le directeur de l'AVFT appelle l'Etat à soutenir les associations de victimes, moralement, intellectuellement et financièrement.

09h57 : "La menace terroriste ne doit pas nous paralyser, mais au contraire nous inciter à agir, à innover (...) Il faut le faire sans catastrophisme mais avec responsabilité. Il ne s'agit pas d'arrêter de vivre, mais au contraire de défendre la vie."

Le président de la FENVAC a rappelé que les multiples attaques terroristes devaient inciter les citoyens à s'adapter et à "innover" pour "défendre la vie".

09h51 : Yasmine Bouzergan Marzouk a perdu trois membres de sa famille dans l'attentat de Nice. En évoquant leur mémoire, elle n'a pu retenir ses larmes. Elle a insisté pour dire que sa famille était de confession musulmane. Voici un extrait de son discours.

(FRANCE TELEVISIONS)

09h50 : Pierre-Etienne Denis appelle l'Etat a entamer une réflexion sur la place du citoyen, qui doit être un acteur de sa sécurité, et de celle des autres. "Il y a un travail à faire sur la pédagogie citoyenne. Nous savons, malgré tous leurs efforts, que les services de renseignements ne peuvent prévenir tous les attentats."

09h46 : "Le terrorisme frappe ceux qui sont là au mauvais moment, quels qu'ils soient (...) Oui nous sommes en guerre, et notre devoir impérieux est de prendre soin de ceux qui sont frappés."

Pierre-Etienne Denis appelle les autorités à renforcer les dispositifs d'aide aux victimes, et à "aller plus loin et plus vite".




(FRANCE 2)

09h42 : "Je veux saluer avec fraternité et amour, toutes les victimes et familles. Celles présentes aujourd'hui, celles encore hospitalisées, et celles qui ne veulent pas venir, car elles ont peur ou n'y trouvent pas encore d'intérêt."

Le président de la Fédération nationale des Victimes d'attentats et d'accidents collectifs a aussi salué l'engagement des hommes et des femmes, mobilisées sur les attentats. Les pompiers, policiers, mais aussi les citoyens "aidants".

09h49 : Georges Salines a perdu sa fille Lola, le 13 novembre 2015. Aujourd'hui président de l'association "13 novembre : fraternité et vérité", il a été le premier à s'exprimer lors de cette cérémonie. "Victime, c'est une situation peu enviable et une étiquette lourde à porter", a-t-il commencé. Il a lu le mot d'une amie de sa fille, avant de prendre un ton plus personnel. "Cet hommage me paraît indispensable", a-t-il insisté.



(FRANCE TELEVISIONS)

09h47 : "Je n'aurais jamais pensé, du haut de mes 21 ans, devoir rendre hommage à ma ville, encore moins à ma famille. Pourtant, ce 14 juillet 2016, nos vies ont été bouleversées à jamais."

Nièce d'une victime de l'attentat de Nice, la jeune femme, de confession musulmane, rend hommage à sa famille et appelle à ne pas faire d'amalgames. "L'islam [est] une religion qui promeut la tolérance et la paix".

09h48 : "Mon père est un héros que je ne cesserai jamais d'aimer. (...) Je proclame un message d'amour à notre patrie, aux valeurs de notre nation (...). Je souhaite qu'il y ait davantage de moyens déployés face à cette menace innommable. (...) Nous sommes ensemble, plus que jamais unis."

Chloé Arnaud a perdu son père lors de l'attentat de Grand Bassam, en Côte-d'Ivoire, le 13 mars. L'attaque jihadiste menée par Al Qaïda au Maghreb islamique a fait 19 morts, dont 4 Français.



(FRANCE 2)


09h48 : "Nous sommes aujourd'hui des orphelins, des orphelins du cœur. Ils étaient des maris, des grands-parents, des frères, des oncles. Une perte inquantifiable, qui entrave l'espoir que nous avions dans l'avenir."

Le président de l'association des victimes de l'attentat de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, le 15 janvier 2016, témoigne pour les 29 victimes.



(FRANVCE 2)

09h48 : "Je suis Mathilde, j'aime regarder les étoiles. Je suis Julie j'aime regarder les spectacles incompréhensibles (...) Je suis François j'aime boire du bon vin au Comptoir Voltaire. I am David from England, I am still standing and not afraid."

Le président de l'association "Life for Paris" s'exprime au nom des victimes du 13 novembre, en évoquant leurs goûts, leurs passions, leur vie.