Ce que l'on sait de l'arrestation de cinq membres de l'ultradroite qui planifiaient un attentat

Ces cinq personnes sont soupçonnées d'avoir voulu préparer une action violente, potentiellement contre une loge maçonnique, le ministre de la Santé Olivier Véran et un centre de vaccination.

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Le logo de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), à son siège de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), le 5 novembre 2018. (ARTHUR NICHOLAS ORCHARD / HANS LUCAS / AFP)

Ils sont soupçonnés d'avoir planifié une action violente. Cinq suspects, placés en garde à vue mardi, ont été mis en examen vendredi 26 septembre pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" a appris France Télévisions de source judiciaire. Voici les détails connus sur cette affaire, la sixième liée à un projet d'attentat de l'ultradroite depuis 2017.

Cinq membres de l'ultradroite arrêtés

Cinq personnes ont été placées en garde à vue, mardi, dans une enquête sur le groupuscule néonazi Honneur et nation, soupçonné d'avoir voulu préparer un attentat. Ces gardes à vue ont été levées vendredi matin, avant leur mise en examen dans la soirée pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", a appris France Télévisions.

Trois hommes, âgés de 23 à 58 ans, ont été arrêtés dans les Hauts-de-Seine, la Nièvre et en Charente-Maritime, par les enquêteurs de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Deux autres personnes, déjà incarcérées dans l'enquête sur l'enlèvement en avril de la petite Mia, ont été extraites de leur cellule pour être placées en garde à vue. Elles avaient été interpellées en mai à la suite d'échanges entre elles, et notamment parce qu'elles faisaient des recherches sur d'éventuels explosifs et avaient effectué des repérages.

Selon Le Parisien et l'AFP, certaines de ces personnes étaient d'ailleurs en contact avec Rémy Daillet, figure du mouvement complotiste français résidant en Malaisie et soupçonné d'avoir organisé l'enlèvement de la petite Mia. Rémy Daillet a été mis en examen le 16 juin pour "complicité d'enlèvement d'un mineur en bande organisée" dans cette affaire. Il se trouve depuis en détention provisoire.

Un groupe néonazi au cœur de l'enquête

Parmi les cinq suspects, certains appartiennent au groupuscule néonazi baptisé Honneur et nation, d'autres en sont proches, sans pour autant pouvoir être considérés comme néonazis, a appris franceinfo de source proche du dossier. D'après les informations de Marianne, c'est Sébastien Dudognon, 29 ans, ancien secrétaire départemental du Front national de la jeunesse (FNJ) de la Corrèze qui a fondé ce groupe. "Crâne rasé, bras tatoués de sigles SS, Dudognon a quitté le FNJ en 2017", expliquait en mai l'hebdomadaire. Dudognon, cuisinier de profession, affichait de longue date sur les réseaux sociaux sa fascination pour le IIIe Reich." Il figure parmi les personnes interpellées mardi.

Une enquête préliminaire du parquet national antiterroriste avait déjà été ouverte en février sur ce groupuscule néonazi. Début mai, trois de ses membres avaient été interpellés dans l'Est de la France pour un autre projet d'attentat contre une loge maçonnique.

Plusieurs cibles envisagées

Ces cinq personnes sont soupçonnées d'avoir voulu préparer une action violente, potentiellement contre une loge maçonnique, le ministre de la Santé Olivier Véran et un centre de vaccination, a appris France Télévisions de source policière.

L'un d'entre eux reconnaît par ailleurs la destruction de plusieurs antennes 5G tandis qu'un autre admet avoir tenté de fabriquer des explosifs, selon la même source. Le projet ne semblait toutefois pas imminent, selon l'AFP.

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