Attentat manqué près de Notre-Dame : 30 ans de réclusion requis en appel contre une des deux jihadistes

L'avocat général a sollicité la confirmation de la peine infligée à Inès Madani en octobre 2019 mais demandé qu'elle soit, cette fois, assortie d'une période de sûreté des deux tiers.

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Inès Madani lors de son procès en première instance à la cour d'assises de Paris, le 11 avril 2019. (BENOIT PEYRUCQ / AFP)

Sa "détermination" à faire "un carnage" était "totale". L'accusation a requis, vendredi 4 juin, 30 ans de réclusion criminelle contre Inès Madani, jugée en appel devant les assises spéciales de Paris pour un attentat manqué aux bonbonnes de gaz près de Notre-Dame en septembre 2016.

L'avocat général Guillaume Portenseigne a sollicité la confirmation de la peine infligée en octobre 2019 mais a demandé qu'elle soit, cette fois, assortie d'une période de sûreté des deux tiers. En première instance, la cour d'assises spéciale n'avait pas prononcé de période de sûreté à l'encontre d'Inès Madani, âgée de 19 ans au moment des faits. C'est "une erreur", a estimé le représentant du parquet général, insistant sur l'absence, chez l'accusée, de "signes exceptionnels de déradicalisation".

Dans la nuit du 3 au 4 septembre 2016, Inès Madani et une autre jihadiste, Ornella Gilligmann, avaient garé une voiture piégée de six bonbonnes de gaz devant la terrasse bondée d'un restaurant près de Notre-Dame de Paris, et essayé de l'incendier avec du gasoil. Seul ce mauvais choix de carburant, difficilement inflammable, a permis d'éviter une explosion meurtrière. Ornella Gilligmann n'a pas fait appel de sa condamnation à 25 ans de réclusion criminelle, qui est donc définitive.

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