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Attentat déjoué à Paris : le commando de femmes a été mis en examen et écroué

Le commando de femmes soupçonnées de vouloir commettre un attentat en France avait été présenté aux juges lundi après-midi.

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France Télévisions
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Des policiers se trouvent à l'entrée d'un immeuble de Boussy-Saint-Antoine (Essonne), où trois femmes suspectées d'être impliquées dans la tentative d'attentat à la voiture piégée à Paris étaient cachées, jeudi 8 septembre 2016. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Après Ornella G., Inès M., 19 ans, Sarah H., 23 ans, et Amel S., 39 ans ont été mises en examen et placées en détention provisoire dans la soirée du lundi 12 septembre, par le parquet de Paris, dans le cadre de l'enquête sur l'attaque "imminente" à Boussy-Saint-Antoine (Essonne), que les autorités assurent avoir déjouée en démantelant un commando de femmes jihadistes. Un homme a également été mis en examen dans ce dossier. Tous ont été incarcérés.

Les trois femmes sont notamment poursuivies pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Ines M. et Sarah H. ont en outre été mises en examen du chef de tentative d'assassinat sur personnes dépositaires de l'autorité publique en relation avec une entreprise terroriste et Amel., 39 ans, pour complicité de ce crime. Mohamed Lamine A., 22 ans, compagnon de Sarah H., a lui été mis en examen pour non dénonciation d'un crime terroriste. 

Les trois femmes avaient été interpellées, dans la soirée du jeudi 8 septembre, dans l'Essonne après la découverte quelques jours plus tôt, en plein coeur de Paris, d'une voiture chargée de bonbonnes de gaz. Lors de leur interpellation, Ines Met Sarah H. ont attaqué au couteau deux policiers de la DGSI. Amel est mise en examen pour complicité.

L'ombre de Rachid Kassim

Une des principales suspectes de ce commando de femmes, Ornella G., 29 ans, convertie à l'islam et mère de trois enfants en bas âge, a déjà été mise en examen samedi pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste en vue de commettre des crimes d'atteinte aux personnes et tentative d'assassinats en bande organisée. Ses empreintes digitales et génétiques avaient été retrouvées dans la Peugeot 607.

Selon des sources policières, plusieurs membres du commando, dont Ines M. et Ornella G., ont été en contact par internet avec un jihadiste français, membre du groupe Etat islamique et basé dans la région syro-irakienne. Cet homme de 29 ans, Rachid Kassim, est soupçonné d'être l'inspirateur de plusieurs attentats ou tentatives d'attentats jihadistes ces derniers mois en France. Son nom apparaît ainsi dans les enquêtes sur l'assassinat d'un couple de policiers à Magnanville (Yvelines) et sur celui d'un prêtre à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime).

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