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Attentat en Isère : qui est Yassin Salhi, le suspect interpellé ?

L'homme était fiché par les services de renseignement de 2006 à 2008, selon le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve 

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France Télévisions
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Le Raid à l'entrée de l'immeuble à Saint-Priest (Isère), où vivait l'homme suspecté d'être l'auteur de l'attentat de Saint-Quentin-Fallavier, vendredi 26 juin 2015.  (BENOIT GADREY / FRANCE 2)

Il était connu des services de renseignement. L'homme interpellé vendredi 26 juin après l'attaque contre le site industriel de la société Air Products, à Saint-Quentin-Fallavier, a été identifié dans la foulée. Voici ce que l'on sait de ce principal suspect, Yassin Salhi. 

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Un habitant "discret" de Saint-Priest 

Agé de 35 ans, l'homme résidait à Saint-Priest, dans la région lyonnaise, avec sa femme et ses trois enfants. Habitant depuis six mois un appartement au rez-de-chaussée d'un immeuble de trois étages, il était "discret" et "ne parlait pas" aux voisins, témoignent certains d'entre eux, interrogés par France 2. 

Fiché pour "radicalisation" de 2006 à 2008

Le suspect avait été fiché en 2006 pour "radicalisation" par les services de sécurité intérieure. Il avait fait l'objet d'une fiche "S" ("signalé et surveillé"), qui n'a pas été renouvelée en 2008. Il "n'était pas fiché comme ayant voyagé en Syrie ou en Irak", a précisé le ministre de l'Intérieur. L'auteur présumé de l'attentat, actuellement entendu, n'avait pas de casier judiciaire. Lié à la mouvance salafiste, "il n'était pas connu pour être en lien avec des acteurs terroristes", a déclaré Bernard Cazeneuve.

Selon RTL, il avait toutefois fait l'objet de deux notes d'information des services d'informations générales du département du Doubs (où il résidait) en 2013 et en 2014. Il est fait état d'un projet de créer un institut musulman à Besançon, avec deux amis, "classés comme 'musulmans durs'". Pointant des signes de radicalisation, le voisinage de Yassin Salhi à Besançon l'a signalé en 2014. Sont mentionnées des "absences régulières et pour des périodes longues estimées à deux ou trois mois sans qu'il soit possible de dire où il se rend", ainsi que des réunions organisées à son domicile "avec d'autres hommes parfois vêtus de treillis militaires et dont les conversations parfois menées sur le palier de l'appartement faisaient référence au jihad et au Mali". Il avait aussi perdu beaucoup de poids et rasé sa barbe, un changement "brutal". Toujours selon RTL, cette note de 2014 a fait l'objet d'une prise en compte par la DGSI. Mais l'homme ne faisait pas l'objet d'une surveillance renforcée. 

Sa femme sous le choc

Contactée par Europe 1, sa femme est sous le choc. "Il est parti au travail ce matin à 7 heures. Il fait des livraisons. Il n'est pas rentré entre midi et deux, moi, je l'attends pour l'après-midi. Ma belle-sœur m'a dit 'Allume la télé, il y a le journal. Et là, elle est en train de pleurer. Moi, j'ai le cœur qui va s'arrêter", témoigne-t-elle. "On a une vie de famille normale. Il part au travail, il rentre", poursuit la femme du suspect. Selon elle, rien ne laissait penser que son mari pourrait commettre un attentat. "Nous sommes des musulmans normaux. On fait le ramadan. On a trois enfants et une vie de famille normale", assure-t-elle. 



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