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Copenhague : "Ce sont quelques secondes qui ont duré longtemps"

Au lendemain de l'attaque contre un centre culturel de Copenhague (Danemark), les témoins de l'attaque racontent.

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France Télévisions
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La façade du centre culturel attaqué à Copenhague (Danemark), samedi 14 février 2015. (MATHIAS OEGENDAL / SCANPIX DENMARK)

Copenhague (Danemark), samedi 14 février. Un débat intitulé "Art, blasphème et liberté" est organisé au centre culturel Krudttønden, dans un quartier aisé du nord de la capitale danoise. Des dizaines de personnes assistent à l'événement, qui débute à 15h. Mais une demi-heure plus tard, un homme fait feu sur le bâtiment et tue une personne. Au lendemain de l'attaque, francetv info revient sur les circonstances du drame avec les premiers témoignages

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"Nous nous sommes tous jetés au sol"

François Zimeray, ambassadeur de France au Danemark, est venu à vélo. Alors qu'il avait prévu de partir après son intervention, il choisit finalement de rester, comme il l'explique au JDD. Quand soudain... "On a tous entendu un grand bruit. Je me suis dit qu'une armoire venait de tomber ou qu'il s'agissait d'un pétard. Mais non, c'était des coups de feu répétés." Tout le monde rampe vers la sortie de secours, alors que les tirs retentissent encore.

"Ce sont quelques secondes qui ont duré longtemps", explique François Zimeray sur France 2. "Nous nous sommes tous jetés au sol; dans ces cas-là, on ne réfléchit pas beaucoup mais on comprend très bien ce qui se passe. S'ils avaient pu rentrer, ils n'auraient pas fait de détail." L'ambassadeur est conscient d'avoir frôlé la mort.

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"Mon petit ami et moi promenions notre chien", explique une femme, témoin de la scène. "Quand on est arrivés au niveau du parc, on a entendu des coups de feu en rafale et on a vu une foule courir pour fuir après que le dernier coup de feu a été tiré. Une femme a crié : 'il y a un homme avec une mitrailleuse'. Elle a attrapé son enfant et elle a dit : 'partez, allez-vous-en'".

FRANCE 2

Cet enregistrement sonore de la BBC confirme la violence de l'attaque, avec des tirs qui crépitent par dizaines. Un bruit métallique suggère la panique qui règne à l'intérieur.

"Les portes étaient fermées, c'est pour ça qu'on est vivants"

Au début de la bande, il y a la voix de la militante des Femen, Inna Schevchenko. Présente lors du débat, elle livre quelques détails au Monde. "Les coups de feu ont duré si longtemps. C'était très fort, tout le monde s'est mis à courir". Le nombre de victimes aurait pu être encore plus élevé, selon elle. "Personne n'a vu le terroriste, parce que la conférence était protégée par la police et que la pièce où nous étions n'avait pas de fenêtre. Les portes étaient fermées, c'est pour ça qu'on est vivants." Dimanche, Inna Schevchenko est retournée sur les lieux. Sur Twitter, elle évoque les fleurs déposées en hommage aux policiers.

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