Attentat de Trèbes : le récit d'un huis clos entre otage et terroriste

La femme prise en otage lors de l'attaque du supermarché de Trèbes (Aude) le 23 mars dernier a fait part de sa conversation avec le terroriste aux enquêteurs.

France 2

Dans une pièce de la supérette, en huis clos, elle est restée 52 minutes aux mains du terroriste. L'hotesse d'accueil du supermarché de Trèbes (Aude) a raconté aux enquêteurs son angoisse le jour de l'attentat du 23 mars dernier qui a couté la vie à quatre personnes. "Il a dit : 'ben tiens, voilà mon otage !'. Il avait son arme à la main. Il avait l’air content de trouver son otage", a-t-elle raconté.

Sur la demande du terroriste, elle appelle ensuite la gendarmerie de Cacassonne et livre les motivations de l'assaillant. La conversation est enregistrée : "Bonjour Madame, je suis actuellement euh... prise en otage par un monsieur armé, peut-on entendre. Le monsieur dit qu'il est un soldat de l'État islamique." Quand elle raccroche, le terroriste lui dit qu'il n'a pas peur et qu'il est prêt à mourir. "Je ne suis pas prête à ça", rétorque-t-elle.

Arnaud Beltrame a défié le protocole

Le procès verbal détaille aussi les conditions dans lesquelles le colonel Arnaud Beltrame est intervenu pour prendre sa place. Il à l'intervention, sortant du protocole. L'otage est libéré, le colonel se retrouve désarmé aux mains du terroriste. Malgré des tentatives de négociations et un assaut, il perdra la vie.

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Le supermarché Super U de Trèbes (Aude), le 24 mars 2018, au lendemain de l\'attaque qui a coûté la vie à quatre personnes.
Le supermarché Super U de Trèbes (Aude), le 24 mars 2018, au lendemain de l'attaque qui a coûté la vie à quatre personnes. (ERIC CABANIS / AFP)