Attentat de Trèbes et Carcassonne : une personne interpellée dans l'Aude mise en examen pour "non dénonciation de crime terroriste"

Elle appartiendrait à l'environnement de Radouane Lakdim qui avait tué plusieurs personnes le 23 mars dernier, dont le gendarme Arnaud Beltrame.

Illustration de policiers de la ville de Trèbes, le 24 mars 2018.
Illustration de policiers de la ville de Trèbes, le 24 mars 2018. (BOYER CLAUDE / MAXPPP)

Une personne a été mise en examen vendredi 15 décembre pour "non dénonciation de crime terroriste" dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Trèbes et de Carcassonne, a appris franceinfo lundi 17 décembre de source judiciaire, confirmant une information de l'AFP. Elle a été placée sous contrôle judiciaire.

Cette personne, présentée comme appartenant à l'environnement de l'assaillant Radouane Lakdim - qui avait tué plusieurs personnes dont le gendarme Arnaud Beltrame le 23 mars dernier à Trèbes - avait été interpellée dans l'Aude lundi 10 décembre, et placée en garde à vue, a précisé la même source à franceinfo.

Trois autres mises en examen en octobre

Deux autres personnes avaient été interpellées simultanément, l'une dans l'Aude et l'autre à Mayotte, mais ont vu leurs gardes à vue levées sans suite judiciaire.

En octobre, trois autres personnes présentées comme des membres de l'entourage du jihadiste avaient été mises en examen et incarcérées. Elles sont soupçonnées à divers degrés d'avoir apporté leur aide à Lakdim, alors petit délinquant de Carcassonne connu pour sa radicalisation islamiste.

Fin mars, la compagne de Radouane Lakdim, Marine P., une jeune convertie à l'islam alors âgée de 16 ans, avait été elle aussi mise en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et placée en détention provisoire.