Nice va accueillir le prochain congrès international des victimes du terrorisme

Quelque 600 personnes de 35 nationalités différentes sont attendues au huitième Congrès international des victimes du terrorisme.

Un memorial aux victimes du terrorisme à Nice après l\'attaque au camion le 14 juillet 2016.
Un memorial aux victimes du terrorisme à Nice après l'attaque au camion le 14 juillet 2016. (VALERY HACHE / AFP)

La ville de Nice (Alpes-Maritimes) va accueillir pour la première fois le Congrès international des victimes du terrorisme, rapporte France Bleu Azur, jeudi 24 janvier. Il se tiendra du 21 au 23 novembre, et réunira des victimes du monde entier.

600 personnes attendues

Il s'agira du huitième Congrès international des victimes du terrorisme. Des victimes de 35 nationalités différentes sont attendues, des acteurs de terrain, des spécialistes de la lutte contre le terrorisme ou de la radicalisation violente. C'est l'association française des victimes du terrorisme qui organise ce congrès, soutenue par la ville de Nice pour la partie financière et logistique. Au total, 600 personnes sont attendues. 

L'objectif de ce congrès est "d'aider les victimes à faire entendre leurs voix, dans leur diversité culturelle et géographique", précise Guillaume Denoix de Saint Marc, le directeur de l'association française des victimes du terrorisme, de "permettre aux pouvoirs publics de différents pays d'harmoniser leur politique en matière de lutte contre le terrorisme". La situation des victimes mineures sera particulièrement abordée, précise France Bleu Azur. Comment aider les enfants victimes à se reconstruire, à avancer dans la vie ?... Une initiative saluée par Anne Murisse, de l'association Mémorial des anges. Cette femme a perdu sa fille dans l'attentat de Nice en 2016. Selon elle, c'est important que les victimes puissent se parler : "On se donne des pistes pour s'en sortir, c'est important de ne pas se savoir seul."

Qu'on soit Français, Espagnol, Américain,... on a tous la même volonté de s'en sortir, on partage la même souffrance, la même résilience, on arrive à se comprendreAnne Murisseà franceinfo

Les précédents Congrès internationaux des victimes du terrorisme avaient mené par exemple à la création d'une médaille de la reconnaissance du statut de victime, à une meilleure coordination des soins sur le moyen et le long terme, à la création d'un réseau international des victimes du terrorisme.