Attentats du 13-Novembre : 2 659 victimes prises en charge par le fonds de garantie des victimes de terrorisme

107 millions d'euros ont déjà été versés aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 à Paris.

Cérémonie d\'hommage aux victimes des attentats du 13-Novembre, le 13 novembre 2016 devant le Bataclan à Paris.
Cérémonie d'hommage aux victimes des attentats du 13-Novembre, le 13 novembre 2016 devant le Bataclan à Paris. (?FLORENCE GALLEZ/WOSTOK PRESS / MAXPPP)

2 659 victimes des attentats du 13 novembre 2015 ont été prises en charge par le fonds de garantie des victimes de terrorisme et autres infractions pénales (FGTI), a appris franceinfo lors d'une conférence de presse mardi 5 novembre.

Parmi ces victimes prises en charges, on compte 806 personnes décédées et leurs proches, 586 blessés physiquement et leurs proches, ainsi que 1 267 blessés psychologiquement et leurs proches.

107 millions d'euros déjà versés

80% des personnes prises en charges ont reçu une offre définitive d’indemnisation. Sur ces 2 046 personnes, 1 207 ont accepté cette offre. Pour l’instant, 107 millions d’euros ont été versés aux victimes de novembre 2015. Cette somme inclue les indemnisations en tant que telles, mais aussi les provisions en attendant l’indemnisation. À terme, le fonds prévoit une enveloppe globale de 250 millions d'euros.

Une cinquantaine de nouvelles victimes ont saisi le fonds de garantie depuis le début de l'année 2019. Cela révèle que le traumatisme des victimes des attentats de masse s'étend sur une durée bien plus longue que celui des victimes d'autres actes de terrorisme. Certaines étaient trop traumatisées pour le faire avant, d'autres au contraire s'estimaient heureuses d'être en vie et ne pensaient pas "mériter" une indemnisation.

Des séquelles psychologiques toujours présentes

Le fonds de garantie observe que les séquelles psychologiques mettent plus de temps à se stabiliser chez les victimes des attentats du 13 novembre. En moyenne, on estime à une période allant de 18 mois à deux ans après les faits le temps nécessaire à ce que les assureurs appellent "la consolidation" psychologique et/ou physique. Dans le cas des attentats de Paris et de Saint-Denis, il est impossible de déterminer un temps moyen.