Six histoires qui nous ont réconfortés après les attentats

Le témoignage d'un enfant, le coup de gueule d'une grand-mère ou encore la lettre au père Noël d'un jeune homme ont pu vous redonner le sourire malgré la tragédie qui a frappé la France.

Des Parisiens dans un café du 10e arrondissement, le 17 novembre 2015.
Des Parisiens dans un café du 10e arrondissement, le 17 novembre 2015. (GEAI LAURENCE / SIPA)

Après l'horreur, le réconfort. Depuis le vendredi 13 novembre, les Français vivent les conséquences des attentats de Paris : les images des événements qui défilent en boucle sur les écrans, le décompte macabre des victimes, l'enquête et la traque des terroristes. Des initiatives ont malgré tout émergé, comme une respiration au milieu de cette actualité tragique.

Francetv info a compilé six histoires pour vous mettre du baume au cœur. De quoi vous redonner le sourire. Indispensable en cette période.

1Des fleurs contre les pistolets

"C'est pas très gentil, les méchants." Venu se recueillir avec son père place de la République, Brandon n'a pas caché son inquiétude face à la caméra du "Petit Journal" de Canal+. Le petit garçon pensait devoir "changer de maison" après les attentats : "Ils ont des pistolets, ils peuvent nous tirer dessus parce qu'ils sont très très méchants papa."

Son père est heureusement parvenu à le réconforter. "C'est pas grave, ils ont des pistolets, nous on a des fleurs", a répondu Angel Le. La séquence leur a attiré la sympathie de milliers d'internautes. Au micro de Radio Canada, la famille explique par exemple avoir reçu des "messages gentils (...) du monde entier", "plein de compassion" : "Ça nous touche énormément."

2Danielle, la grand-mère "révoltée contre la stupidité"

Elle est devenue "la grand-mère que le web rêve d'avoir". Danielle Mérian, 77 ans, a délivré un message de tolérance bienvenu après l'horreur des attentats. "Nous fraterniserons avec les cinq millions de musulmans qui exercent leur religion librement et gentiment, et nous nous battrons contre les 10 000 barbares qui tuent, soi-disant au nom d’Allah", a expliqué l'avocate au micro de BFMTV.

"Des propos qui t'interpellent, tant par leur simplicité que par leur humanisme et leur sagesse", a résumé un internaute qui, touché par le message, a lancé une cagnotte pour offrir des fleurs à Danielle. Près de 15 000 euros ont été récoltés, qui serviront finalement à la militante "révoltée contre la stupidité" à financer les associations qui lui tiennent à cœur.

3Un sourire commandé au père Noël

La dernière fois qu'il avait écrit au père Noël, c'était en novembre 1999. "A l’époque, je t’avais commandé un Action Man et des jeux de Game Boy, se souvient Clément, 23 ans, dans une nouvelle missive publiée par Ouest-France. J’ai d’ailleurs fini la version Jaune de Pokémon et sans tricher."

Quinze ans plus tard, ce grand garçon qui voit toujours "le monde avec des yeux d'enfants" fait un nouveau vœu pour les fêtes de fin d'année. "Si tu pouvais cicatriser la France avec un sourire dans le cœur de tout le monde dès que possible, ça serait top, écrit-il. Mais je ne connais pas tes stocks…"

4Des "Bisounours" qui offrent des câlins gratuits

Certes, ils étaient passés de mode, devenus aussi ringards que les lipdubs, mais ils paraissent aujourd'hui de circonstance. Sally et Claire, deux "Bisounours assumées", sont descendues dans les rues de Rennes (Ille-et-Vilaine) après les attentats pour proposer des "free hugs" – des "câlins gratuits" – aux passants.

"Les 2h30 que nous avons passées, debout dans la rue, se sont éclipsées en un claquement de doigts", racontent-elle à Ouest-France. Et les deux jeunes femmes de se féliciter d'avoir reçu "sourires, câlins, clins d’œil, checks, des mercis, des pouces levés, des 'peace' et des mains sur le cœur".

5"Paris est une fête" devient le best-seller du moment

Plus de 50 ans après sa publication, Paris est une fête est plus que jamais d'actualité. L'ouvrage d'Ernest Hewingway s'arrache dans les librairies parisiennes, dans la foulée des attentats. Des exemplaires sont même déposés entre fleurs et bougies devant les vitres criblées de balles d'un des bars visé par les jihadistes vendredi. Face à la demande, l'éditeur a prévu une réimpression de 15 000 exemplaires du livre.

Paris est une fête peut se lire comme un hommage à une ville, celle des années 1920, vibrante de culture, où l'on croise la collectionneuse Gertrude Stein, le poète Ezra Pound, James Joyce... "Paris valait toujours la peine, et vous receviez toujours quelque chose en retour de ce que vous lui donniez", écrit Ernest Hewingway dans son ouvrage.

6Des verres, des fêtes, des concerts

Show must go on. La crainte est encore là pour de nombreux habitants de la capitale, mais les Parisiens ont été appelés à réinvestir les restaurants, les terrasses, les salles de spectacle. Au Casino de Paris, où se tenait mercredi soir l'un des rares concerts maintenus après les attentats, Buzzfeed a rencontré des spectacteurs venus malgré tout pour "continuer à vivre", "parce qu'il n'y a pas de raison que ça change", "pour un peu de bonheur et retrouver le sourire".

D'autres mots d'ordre ont émergé sur les réseaux sociaux, comme "Tous au bistro" ou "Je suis en terrasse". Des rendez-vous festifs sont également organisés dans les quartiers meurtris par les attentats, raconte Le Monde, tandis que sur Facebook, certains appellent les Parisiens à ouvrir leurs fenêtres et à jouer de la musique à tue-tête. Parce que Paris doit rester une fête.