Saint-Denis : la femme kamikaze a été "fanatisée"

Un voisin d'Hasna Aït Boulahcen, qui habitait à Aulnay-sous-Bois, décrit une femme avec un rapport distant à la religion.

FRANCE 3

Une équipe de France 3 a pu interroger un voisin d'Hasna Aït Boulahcen à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Il connaissait bien la jeune femme qui s'est fait exploser à Saint-Denis le 18 novembre. "À partir du CP, elle a été arrachée par les services sociaux et la police nationale en plein cours, parce qu'elle a subi des maltraitances aggravées." Il raconte qu'elle a été placée à la Ddass puis en famille d'accueil "car elle ne souhaitait pas retourner chez sa mère".

Un changement radical

L'homme décrit ensuite une adolescente qui "fumait du cannabis et buvait beaucoup d'alcool", "portait un chapeau de paille avec un short de bain", et "passait ses journées et ses nuits dehors à faire du rap". La jeune femme aurait commencé à se prostituer, à fréquenter des boîtes de nuit où elle a commencé à consommer des drogues dures. Elle aurait ensuite déclaré vouloir s'engager dans l'armée, "servir la France en étant militaire". Mais rien ne s'est fait, et il y a six mois, elle serait revenue dans son quartier "habillée d'un voile intégral, avec une bouteille d'alcool, en disant qu'elle souhaitait aller en Syrie, qu'elle avait des contacts là-bas, et qu'elle voulait aller combattre avec l'État islamique en Syrie". Le voisin insiste sur le fait qu'elle n'a jamais prié, et qu'elle "ne connaît pas un verset du Coran".

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Hasna Aït Boulahcen, la kamikaze présumée de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), photo non datée.
Hasna Aït Boulahcen, la kamikaze présumée de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), photo non datée. (FRANCE 2)