Procès du 13-Novembre : les auditions des parties civiles ont permis de "remettre les victimes au centre du procès"

Une page se tourne au procès des attentats du 13 novembre 2015. Vendredi, les dernières victimes ou familles de victimes ont témoigné pour la dernière fois.

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Radio France
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L'entrée de la salle d'audience du procès des attentats du 13 novembre 2015, au palais de justice de Paris, le 15 mars 2022. (DANIEL FOURAY / MAXPPP)

Emmanuel a tenu à entendre toutes les parties civiles du procès du 13 novembre 2015. Rescapé du Bataclan, lui-même a témoigné devant la cour d'assises spéciale de Paris en novembre dernier. Un moment difficile mais qui lui a fait du bien. "Il y en a plein qui ont loupé cette opportunité, confie-t-il, près de 500 ont parlé sur probablement 3 000 parties civiles, des victimes directement impliquées, forcément il manque de la place. Mais c'est sûr que ça reconstruit des choses et je pense que les parties civiles cherchent aussi à vérifier qu'ils sont dans une communauté des parties civiles."

>> Procès du 13-Novembre : le journal de bord d'un ex-otage du Bataclan

Plus de 350 personnes ont été entendues en novembre dernier. Mais ces cinq semaines d'audition à l'automne n'avaient pas permis d'entendre tous ceux qui le souhaitaient. Alors, pendant dix jours, et jusqu'à vendredi 20 mai, près d'une centaine de rescapés et proches de victimes des attaques du Stade de France, des terrasses et du Bataclan ont témoigné, après huit mois de débats, sur les quelque 2 300 constituées parties civiles.

Pour Georges Salines, de l'association Fraternité et Vérité, ce découpage des auditions parties civiles en deux temps a été salutaire pour certaines victimes. "La séquence qui s'achève maintenant est à la fois utile parce qu'elle remet les victimes un peu au centre du procès à la fin, reconnaît-il, donc c'est plutôt une bonne chose de mon point de vue, et puis elle nous a donné l'occasion d'entendre tous ceux qui étaient réticents à venir témoigner justement."

"Cétait intéressant en soi d'entendre des gens qui au départ ne pensaient pas venir témoigner et qui finalement l'ont fait."

Georges Salines

à franceinfo

Le procès entre désormais sans sa dernière ligne droite avec les plaidoiries des avocats de victimes. Le verdict est attendu fin juin.

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