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Procès des attentats du 13-Novembre : du 8 au 12 novembre 2015, le compte à rebours des commandos terroristes

Le procès des attentats du 13-Novembre 2015 se poursuit devant la cour d’assises spéciale de Paris. Au 98e jour d'audience, jeudi 24 mars, une enquêtrice belge a détaillé les préparatifs des terroristes, avant les attaques de Paris et Saint-Denis.

Article rédigé par Mathilde Lemaire
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min
La salle d'audience de la cour d'assises spéciale, au Palais de justice de Paris (France) le 9 février 2022.  (DANIEL FOURAY / MAXPPP)

C'était une organisation calibrée comme un compte à rebours, avant de lancer les assauts. Cela commence le 8 novembre, quand Salah Abdeslam alimente en liquide son compte. Les caméras de surveillance de la banque en attestent. La vidéosurveillance, dans les stations essence notamment, les bornages des mobiles et les contrats de location des voitures et appartements : ce sont les éléments qui permettent de reconstituer les étapes des derniers préparatifs.

L’enquêtrice belge détaille toutes ces pièces sur les écrans de la salle d’assises. On découvre que le 9 novembre, les frères Abdeslam louent en Belgique les trois voitures qui serviront aux attaques. Les choses se précisent le 10, avec les réservations des planques parisiennes : une maison à Bobigny, des chambres dans un appart-hôtel à Alfortville. Les frères Abdeslam vont sur place récupérer les clefs.

"Ça allait péter"

Le 11 novembre, à Molenbeek, près de Bruxelles, 14 lignes téléphoniques sans forfait sont activées : elles serviront pour les échanges entre les coordinateurs restant en Belgique et les commandos qui prennent la route le 12 novembre, direction la région parisienne.

Mohamed Abrini faisait partie de ce convoi qu il a lui-même baptisé "convoi de la mort". Lui, le seul des 11 hommes à n’avoir finalement pas participé le 13 au soir, a confié aux enquêteurs : "Dans l'autoradio, un CD de chants islamiques tournait, une des voitures était chargée d'armes et d'explosifs… Ça allait péter, c’était imminent." 

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