Facebook répond à une pétition lui demandant d'améliorer sa lutte contre la propagande jihadiste

Après les attentats de Paris, des internautes ont demandé au réseau social d'être plus réactif face aux contenus relayés par l'Etat islamique.

Capture écran du site Change.org, de la pétition adressée à Facebook, mercredi 9 décembre 2015.
Capture écran du site Change.org, de la pétition adressée à Facebook, mercredi 9 décembre 2015. (JULIE GUIBAULT)
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"Vous qui êtes aujourd'hui plus influents sur la vie des gens que les gouvernements avec vos milliards d'utilisateurs, vous pouvez agir." Dans une pétition mise en ligne il y a deux semaines sur le site Change.org, plus de 100 000 signataires demandent à Facebook d'améliorer sa lutte contre le groupe Etat islamique.

Dans une longue réponse publiée mercredi 9 décembre, Monika Bickert, directrice mondiale de la politique de gestion des contenus du réseau social, rappelle que "les terroristes, leur propagande et ceux qui en font l'apologie n'ont pas leur place sur Facebook" et que ses règles de communauté banissent tout contenu véhiculant des propos haineux, violents ou faisant l'apologie des groupes ou actes terroristes.

"Lorsqu'un contenu nous est signalé, il est analysé par nos équipes d'experts spécifiquement formés pour cette tâche, et joignables 24h/24, et 7j/7", défend Facebook. "A chaque fois que des événements tragiques se produisent, les gens utilisent Facebook pour partager leurs réactions. Il peut leur arriver de partager des contenus choquants."

Un soutien affiché à la France et après ?

Le réseau social conçoit avoir pu faire des erreurs et être constamment en recherche de moyens pour améliorer sa réactivité. Le 16 novembre, par exemple, trois jours après les attentats de Paris, une internaute s'était indignée que son compte ait été supprimé à cause de son nom, Isis, l'acronyme de l'Etat islamique en anglais. La jeune femme avait tenté trois fois de réactiver sa page, sans succès.

Après les attentats de Paris, "il aura fallu moins de 2 heures à Facebook pour proposer le 'safety check', afin que chacun puisse signaler qu'il allait bien, et moins de 12 heures pour le drapeau tricolore en guise de photo de profil", rappelle l'auteure de la pétition. Et de continuer : "Par contre, aucun moyen dédié, aucun outil d'envergure, aucun plan sérieux de lutte contre ces comptes de Daesh et leurs contenus n'a été mis en place par Facebook."

Depuis, de nombreux internautes ont souligné les choix de modération étranges de la compagnie de Mark Zuckerberg, à la fois prompte à soutenir la France mais réticente à supprimer les vidéos à contenu jihadiste, comme le souligne Le Monde.