VIDEO. Loi antiterroriste : Gérard Collomb répond aux critiques de la droite et de la gauche

Le ministre de l'Intérieur a défendu sur Europe 1 son projet de loi qui vise à sortir de l'état d'urgence en inscrivant certaines de ses dispositions d'exception dans le droit commun.

EUROPE 1

Gérard Collomb estime que son projet de loi antiterroriste est "équilibré". Sur Europe 1, mercredi 27 septembre, le ministre de l'Intérieur est revenu sur les débats qui se déroulent cette semaine à l'Assemblée nationale. Le numéro deux du gouvernement a tenté de répondre aux critiques venues de droite comme de gauche sur ce texte qui vise à sortir de l'état d'urgence en adoptant certaines dispositions dans la loi.

Interrogé sur les critiques formulées notamment par les députés Eric Ciotti et Guillaume Larrivé, le ministre leur a reproché leur radicalité : "Eux, ils sont pour mettre tout le monde en prison dès le premier moment, donc évidemment on est relativement modérés par rapport à ce qu'ils proposent."

Dès que vous êtes suspects, vous êtes en centre de rétention et vous pouvez y rester indéfiniment, alors c'est sûr que par rapport à cela, on est un peu plus équilibrés.

Gérard Collomb

Eeurope 1

"La menace reste élevée"

Certaines voix dénoncent aussi un projet de loi antiterroriste qui empiète sur les libertés. Jacques Toubon, défenseur des droits, a notamment évoqué une "dérive dangereuse". Mais Gérard Collomb n'est pas impressionné : "Je réponds que la menace reste élevée, lorsque l'on voit Londres, lorsque l'on voit Barcelone, on s'aperçoit qu'il faut prendre des mesures pour se protéger."

Le ministre a prévenu que l'état d'urgence pourra "bien sûr" être rétabli après le passage de la loi, "si demain on se trouvait à nouveau dans une tuerie de masse". Il a qualifié la menace terroriste en France "d'endogène", avec des "gens qui se radicalisent assez brutalement".

Le ministre de l\'Intérieur, Gérard Collomb, le 26 septembre 2017, à l\'Assemblée nationale à Paris. 
Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, le 26 septembre 2017, à l'Assemblée nationale à Paris.  (JACQUES DEMARTHON / AFP)